
La Fédération internationale des coalitions pour la diversité culturelle (FICDC) a soumis ses commentaires dans le cadre de la consultation publique menée par l’UNESCO sur la révision des Directives opérationnelles de la Convention de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles dans l’environnement numérique.
Par cette contribution, la FICDC réaffirme son engagement à porter la voix de la société civile dans les processus internationaux de gouvernance culturelle. Elle poursuit un travail de collaboration étroit avec les coalitions nationales et ses partenaires à l’échelle mondiale afin de veiller à ce que les instruments internationaux tiennent compte des réalités des artistes et des professionnel(le)s de la culture.
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Dans ce contexte, la FICDC a également cosigné un plaidoyer conjoint avec plusieurs organisations internationales représentant les créateurs et les industries culturelles, dont CISAC, la Fédération internationale des musiciens, l’International Authors Forum, l’International Affiliation of Writers Guilds, le Conseil international de la musique et IMARA. Ce document présente les positions reflétant un large consensus entre ces organisations à ce processus de consultation.
L’essor du numérique, de l’intelligence artificielle (IA) générative et des plateformes en ligne transforme profondément les conditions de création et de circulation des œuvres, posant des défis alarmants pour la diversité des expressions culturelles. Dans ce contexte, la société civile joue un rôle indispensable pour défendre les principes fondateurs de la Convention face aux enjeux contemporains, à la lumière des réalités exprimées par les artistes et autres professionnel(le)s de la culture sur le terrain.
Les préoccupations exprimées par les milieux culturels à l’échelle mondiale sont croissantes. La dernière édition du Rapport mondial Repenser les politiques en faveur de la créativité indique que 79 % des créateurs perçoivent l’IA comme une menace pour leurs moyens de subsistance, en particulier en raison de l’utilisation non autorisée de contenus protégés par des droits d’auteur et de la dévalorisation potentielle de la création humaine. Le développement rapide et encore insuffisamment encadré de l’IA générative soulève également des enjeux liés à la précarisation des emplois culturels, au respect de la propriété intellectuelle et à l’absence de mécanismes de rémunération adaptés. Ces transformations, si elles ne sont pas accompagnées de cadres adéquats, risquent d’affaiblir durablement les écosystèmes culturels.
Pour la FICDC, les décisions que prendront les Parties à l’égard des directives opérationnelles et d’un éventuel protocole doivent avoir pour objectif de valoriser la créativité humaine dans un environnement où l’IA, et particulièrement l’IA générative occupera indéniablement une place grandissante.
La FICDC souligne le rôle fondamental de la société civile dans la mise en œuvre de la Convention de 2005 et réaffirme le potentiel de cet instrument pour structurer une gouvernance culturelle adaptée aux réalités contemporaines. Dans un environnement numérique en constante évolution, il apparaît essentiel que les Directives opérationnelles continuent de refléter pleinement les objectifs de la Convention et contribuent à renforcer le développement durable de la culture.
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