poeut

La culture dans la mise en oeuvre de l’agenda 2030

Quatre ans après l’adoption de l’Agenda 2030 des Nations Unies, un nouveau rapport, coordonné par le Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS) et Cités et gouvernements locaux unis (CGLU), avec le soutien de diverses organisations, dont la FICDC, examine les progrès réalisés pour assurer la place de la culture au cœur des politiques de développement.

Grâce à une analyse exhaustive des examens nationaux volontaires (des pays) et des examens locaux volontaires (des villes), il met en lumière d’excellents exemples de gouvernements qui accordent à la culture l’attention qu’elle mérite.

Il souligne cependant que le défi consiste maintenant à généraliser cette bonne pratique. cette fin, le rapport formule un certain nombre de recommandations tant au secteur culturel lui-même qu’aux États membres. En tête de liste se trouve une campagne revitalisée – #culture2030goal. À surveiller !

LIRE LE RÉSUMÉ EXÉCUTIF

 

Rapport 2019 de la FICDC sur les activités de la société civile

Les membres de la FICDC ont participé activement à l’élaboration du rapport des organisations de la société civile, déposé en décembre 2017. À l’occasion, un questionnaire avait permis de recueillir les contributions d’environ 70 organisations de la société civile au cours de l’automne 2017.

À peine un an plus tard, la FICDC considère que ce rapport est toujours pertinent. Par ailleurs, la FICDC ayant adopté lors du congrès de Montréal en octobre 2018 un plan d’action ambitieux, et compte tenu des échéanciers serrés pour la production du rapport 2019, le présent rapport se veut complémentaire au rapport de 2017 et vise à compléter les recommandations déjà formulées plutôt que de s’y substituer.

Il convient également de noter qu’à ce jour, il n’y a pas eu de réponse officielle aux treize recommandations clés du premier rapport. Il n’y a pas non plus de processus en place pour la rétroaction des parties, ce sur quoi nous reviendrons plus loin.

Dans ce rapport de la FICDC, nous nous concentrerons sur des sujets qui n’ont pas fait l’objet de recommandations spécifiques dans le rapport de 2017. Nous revisiterons également les recommandations du rapport de 2017 sur les sujets qui sont prioritaires pour la FICDC et ses membres.

LIRE LE RAPPORT

Culture, machines et plateformes : l’intelligence artificielle et son impact sur la diversité des expressions culturelles

Rapport de M. Kulesz en vue de la 12ème session du Comité intergouvernemental pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles

L’intelligence artificielle (IA) peut stimuler de nombreux créateurs, améliorer l’efficience des industries culturelles et accroître le nombre des œuvres d’art, ce qui est dans l’intérêt du public.

Cependant, très peu d’artistes et d’entrepreneurs sont aujourd’hui familiarisés avec l’utilisation d’outils tels que l’apprentissage automatique. En outre, la logique commerciale des grandes plateformes pourrait conduire à une concentration accrue de l’offre, des données et des revenus et, à long terme, à un appauvrissement des expressions culturelles.

Dans l’univers de la technologie dominé par les États-Unis et la Chine et, dans une moindre mesure, par l’Europe, Israël, le Canada, le Japon et la République de Corée, le risque est grand de voir apparaître une nouvelle fracture créative, qui contribuerait à renforcer le retard des pays en développement.

L’absence de prise en compte de la culture dans les stratégies nationales en matière d’IA –aussi bien dans les pays du Nord que dans ceux du Sud –pourrait aboutir à priver certains pays d’expressions culturelles propres, ce qui ultimement porterait atteinte au tissu social.

Il est donc essentiel de développer des stratégies qui ne se limitent pas à l’élaboration de codes d’éthique abstraits et de concevoir des politiques publiques capables d’assurer que les systèmes IA –et les acteurs qui exploitent ces systèmes –sont auditables et responsables.

Loin de se contenter d’un rôle subalterne dans les discussions sur l’IA, le secteur créatif devrait exiger plus vigoureusement que soit reconnue sa place dans ces discussions.

LIRE LE RAPPORT

Directives opérationnelles sur la mise en oeuvre de la Convention dans l’environnement numérique

Directives opérationnelles sur la mise en oeuvre de la Convention
dans l’environnement numérique approuvées par la Conférence des Parties lors de sa sixième session (Paris, 12-15 juin 2017)

Les présentes directives offrent un cadre stratégique pour la compréhension, l’interprétation et la mise en oeuvre de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, dans un environnement numérique où les biens et services culturels sont créés, produits, distribués, diffusés, consommés et/ou stockés par voie électronique.

La nature spécifique des activités, biens et services culturels en tant que porteurs d’identité, de valeurs et de sens reste la même dans l’environnement numérique. Par conséquent, la reconnaissance de la double nature (culturelle et économique) des biens et services culturels vaut également pour les expressions culturelles dans l’environnement numérique ou celles produites au moyen d’outils numériques.

L’expansion accélérée des réseaux sociaux et des contenus générés par les utilisateurs, l’explosion des données, la complexification des modèles de distribution et la prolifération des appareils multimédia connectés à la disposition des utilisateurs ont eu un immense impact sur le secteur de la création partout dans le monde. Les évolutions technologiques ont également mené à l’émergence de nouveaux acteurs et de nouvelles logiques et continueront d’engendrer de nouveaux défis ainsi que de nouvelles opportunités de promotion de la diversité des expressions culturelles et, en particulier, d’élaboration des politiques publiques pertinentes.

Rappelant que la neutralité technologique est affirmée en tant que principe dans la Convention, les présentes directives doivent être interprétées et appliquées en relation avec la Convention dans son ensemble, assurant ainsi la promotion d’une approche transversale de la diversité des expressions culturelles dans l’environnement numérique. Elles complètent toutes les dispositions pertinentes de la Convention ainsi que les directives déjà en vigueur faisant référence au numérique et aux nouvelles technologies de l’information et de la communication.

LIRE LES DIRECTIVES