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Étude sur la coopération internationale avec les pays africains francophones

Étude sur la coopération internationale avec les pays africains francophones en vue de mettre en oeuvre la Convention sur la diversité des expressions culturelles dans l’environnement numérique

Cette étude réalisée par la Chaire UNESCO sur la diversité des expressions culturelles est le fruit d’un travail collectif. Six étudiants associés à la Chaire ont réalisé des recherches approfondies sur les cinq pays visés par l’étude : Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Sénégal. Cette recherche a été réalisée sous la direction de Véronique Guèvremont (Professeure à la Faculté de droit de l’Université Laval et Titulaire de la Chaire) et d’Ivana Otašević (Doctorante à la Faculté de droit de l’Université Laval et Directrice adjointe de la Chaire). Elle a été complétée par une quarantaine d’entrevues avec des experts africains ou détenant une connaissance poussée du contexte culturel africain.

Tel qu’énoncé dans le Plan culturel numérique du Québec, les objectifs de cette étude sont les suivants :

  • alimenter la réflexion sur les enjeux de la coopération internationale liés au numérique; de documenter les répercussions des technologies numériques sur la diversité des expressions culturelles, plus particulièrement dans les pays du Sud,
  • alimenter la réflexion sur la fracture numérique dans les pays de l’espace francophone africain et définir des priorités d’action en vue de la coopération pour le développement,
  • répondre favorablement aux engagements du Québec en matière de coopération pour le développement, qui sont inclus dans l’article 14 de la Convention de 20059

Sur la base d’échanges menés avec le ministère de la Culture et des Communications du Québec et le Ministère des Relations internationales et de la Francophonie, il a été convenu que l’étude viserait principalement cinq pays de l’Afrique francophone, soit le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Sénégal.

L’étude se divise en trois parties. Dans un premier temps, elle présente un état des lieux des les cinq pays visés et identifie les principales contraintes ou difficultés rencontrées par ces derniers pour mettre en œuvre la Convention de 2005 dans l’environnement numérique (Partie I). Dans un deuxième temps, elle répertorie trente-­cinq exemples de projets novateurs de coopération culturelle fondés sur l’usage des technologies numériques et impliquant, d’une part, des pays développés et, d’autre part, au moins l’un des cinq pays visés, ou encore d’autres pays du continent africain (Partie II). Enfin, cette étude formule dix recommandations en vue de guider les actions du Gouvernement du Québec, mais également d’autres Parties à la Convention de 2005, en matière de coopération culturelle internationale dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention de 2005 dans l’environnement numérique (Partie III).

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Un monde très culturel : Premier panorama mondial de l’économie de la culture et de la création

La CISAC – Confédération internationale des sociétés d’auteurs et compositeurs – a publié en décembre 2015 une étude réalisée par EY et intitulée « Un monde très culturel – Premier panorama mondial de l’économie de la culture et de la création ».

Cette étude, première du genre, évalue la contribution économique et sociale de la culture et de la création au niveau mondial. Elle analyse 11 secteurs clés (arts visuels, architecture, livre, musique, cinéma, spectacle vivant,  journaux/magazines, radio, télévision, jeux vidéo, publicité) en Asie-Pacifique, en Europe, en Amérique du Nord, en Amérique Latine, et en Afrique et au Moyen-Orient. 

L’étude montre que la contribution des secteurs culturels et créatifs à l’économie mondiale est majeure : les secteurs culturels et créatifs (ICC) génèrent des revenus supérieurs à ceux des services de télécommunications au niveau mondial (2 250 milliards de dollars US contre 1 570 milliards de dollars US) et emploient plus de personnes que l’industrie automobile en Europe, au Japon et aux États-Unis réunis (29,5 millions contre 25 millions). 

Elle conclut que les créateurs doivent être équitablement rémunérés, à leur juste valeur, pour l’utilisation et l’exploitation de leurs oeuvres. C’est une question de survie pour eux, une condition absolue pour qu’ils puissent continuer de contribuer à la culture et à l’économie. 

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