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Vidéo de la conférence «La diversité des expressions culturelles en Amérique latine: défis actuels et futurs»

À l’occasion du 15e anniversaire de la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, la Fédération a organisé le 20 octobre une conférence en ligne sur les défis actuels et futurs pour la diversité des expressions culturelles en Amérique Latine.

Cette conférence s’est tenue dans le cadre de ResiliArt, un mouvement mondial initié par l’UNESCO pour renforcer la résilience des artistes et des professionnels de la culture face aux énormes défis posés par la crise sanitaire actuelle.

Voir la vidéo

Vidéo de l’événement « La culture, un accélérateur sous-utilisé »

Les partenaires de la campagne #ObjectifCulture2030 publient aujourd’hui une vidéo soulignant pourquoi – et comment – la culture devrait être intégrée à la fois dans les stratégies de relance post-pandémie à court terme, et dans les stratégies de développement à long terme. La vidéo reprend les moments forts de la rencontre « La culture – un accélérateur sous-utilisé ? Réaliser le potentiel de la culture pour un développement durable à court et à long terme », qui s’est tenue le 13 juillet 2020 dans le cadre du Forum politique de haut niveau des Nations unies 2020 (HLPF2020) réunissant des représentants de haut niveau des Nations unies et de ses agences, ainsi que des grands réseaux culturels.

VOIR LA VIDÉO

LIRE LE COMMUNIQUÉ (en anglais)

Prix de la diversité culturelle 2020

Depuis 2011, la Coalition française pour la diversité culturelle remet chaque année un prix à une association ou une initiative qui a pour vocation de favoriser l’accès à la culture et de mettre en valeur la diversité culturelle, sous toutes ses formes : musique, théâtre, cirque, cinéma, arts plastiques… Toutes les disciplines sont éligibles.

Cette année, le prix fête sa 10ème édition dans un contexte difficile.

Les membres de la Coalition française ont donc décidé de décerner deux prix dotés chacun de 5 000€.

Le dépôt des candidatures se fait en ligne par le formulaire disponible ICI et ce jusqu’au 25 septembre 2020.

Les candidatures seront examinées par un jury composé d’organisations culturelles membres de la Coalition française et le nom des organisations lauréates sera publié sur le site internet de la Coalition à l’automne 2020.

Voir les conditions et les critères d’éligibilités au prix 2020.

Vidéos du 6e Congrès de la FICDC

Le 6ème Congrès de la FICDC s’est tenu à Lomé, au Togo, du 9 au 11 octobre 2019.

Décliné en une conférence panafricaine et une assemblée générale de la Fédération internationale des coalitions pour la diversité culturelle (FICDC), il a rassemblé pendant trois jours 85 participants venus de 28 pays dont 16 pays africains.

Les conférenciers ont présenté leurs actions et discuté des enjeux panafricains et internationaux dans le cadre de sept panels qui ont fait chacun l’objet d’un compte-rendu consultable en ligne.

Lire les comptes rendus

 

Les vidéos des panels peuvent être visionnées en ligne :

Ouverture Jour 1 

 

 

 

 

Panel 1 : La mise en oeuvre de la Convention de 2005 dans l’espace africain

>>> Lire l’article : La mise en oeuvre de la Convention de 2005 dans l’espace africain

 

 

Panel 2 : Des politiques publiques pour la culture

>>> Lire l’article : Des politiques publiques pour la culture

 

 

 

Panel 3 : La participation de la société civile à l’élaboration des politiques publiques

>>> Lire l’article : La participation de la société civile à l’élaboration des politiques publiques

 

 

Panel 4 : Faire face aux grands défis pour la diversité des expressions culturelles

>>> Lire l’article : Faire face aux grands défis pour la diversité des expressions culturelles

 

 

Ouverture Jour 2

 

 

 

 

Panel 5 : Les défis de la société civile ailleurs dans le monde. Table-ronde avec des représentants de coalitions pour la diversité culturelle

>>> Lire l’article : Les défis de la société civile ailleurs dans le monde

 

 

Panels 6 et 7 : Les défis pour la diversité culturelle sur Internet / Affronter les enjeux de l’avenir par l’innovation

>>> Lire l’article : Les nouvelles réalités du marché mondialisé de la diffusion de contenus culturels numériques et les défis pour la diversité culturelle sur Internet

>>> Lire l’article : Affronter les enjeux de l’avenir par l’innovation

 

Avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), du ministère de la Culture et des Communications du gouvernement du Québec, de la Coalition française pour la diversité culturelle, de la Coalition togolaise pour la diversité culturelle, de la Coalition pour la diversité des expressions culturelles (Canada), du gouvernement du Togo, du gouvernement du Canada, de la Délégation générale du Québec à Dakar, et de la Coalition autrichienne pour la diversité culturelle.

 

 

Les appuis au secteur culturel se multiplient à travers le monde… de façon inégale

Nous avons rapidement compris que le secteur culturel allait énormément souffrir de la pandémie de Covid-19. Une multitude de spectacles, représentations, festivals, tournages, salons du livre et autres manifestations culturelles ont été annulés, et nombreux sont les espaces culturels, les librairies, les salles de cinéma, les musées à avoir fermé leurs portes.

Partout dans le monde ont surgi des initiatives provenant des artistes, des organisations de la société civile, d’organismes subventionnaires et d’entreprises, suivies dans plusieurs pays par des annonces de soutien au secteur culturel.

La FICDC a dans un premier temps hésité à en dresser l’inventaire, puisque d’autres ont amorcé le travail et que la situation évolue rapidement. Si elle le fait aujourd’hui, c’est avant tout pour appuyer ses membres qui souhaitent voir leurs gouvernements mettre en place des mesures de soutien aux artistes, aux créateurs, aux professionnels et aux organisations du secteur culturel. L’analyse se limite donc aux pays où la FICDC compte des membres ou des partenaires.

Sans être parfait, ce bref tour d’horizon  permet de constater que les mesures de soutien sont rares en dehors des pays les plus riches du globe. On observe même des reculs dans certains pays. C’est une situation très préoccupante pour la diversité des expressions culturelles, au niveau local et à l’échelle internationale, et cela risque de creuser davantage les inégalités mondiales dans le domaine de la circulation des biens et services culturels. Dans un grand nombre de pays, on déplorait déjà la faiblesse ou même l’absence de politiques culturelles. Il faudra sans doute compter davantage sur la solidarité et les réseaux communautaires pour appuyer un tant soit peu le secteur culturel dans ces pays, mais aussi sur le rôle que peuvent et doivent jouer à l’échelle internationale des organisations comme l’UNESCO.

LIRE L’INVENTAIRE DES MESURES

 

La culture en temps de pandémie : un remède dont il faut prendre soin

Le 22 avril dernier, l’UNESCO organisait la première rencontre virtuelle des ministres de la Culture. La rencontre a duré plus de sept heures et a donné la parole à 130 ministres de tous les continents. L’équipe de la FICDC a assisté à cette rencontre qui lui a permis de bonifier son suivi des mesures en appui au secteur culturel, mais aussi d’identifier un certain nombre d’enjeux globaux et d’opportunités pour la culture en temps de pandémie.

  1. La reconnaissance de l’importance de la culture

La plupart des ministres ont souligné la contribution inestimable de la culture pour aider la population à traverser la crise. Plusieurs d’entre eux ont illustré la fonction sociale de la culture ou associé la culture à un droit:

  • La culture et l’art sont des outils puissants de lutte qui peuvent nous aider à surmonter le défi commun (Jordanie)
  • Le droit à la culture n’est pas un luxe, c’est un pilier pour nos économies et pour la réalisation des Objectifs de développement durable (Allemagne)
  • Nous expérimentons la thérapie par l’art, le livre, le sourire (Arménie)
  • La culture est le socle de la société (Pays-Bas)
  • La culture est un processus d’humanisation, dotée d’un pouvoir réparateur. La pandémie effraie, la culture saura nous sauver, en attendant un vaccin (Argentine)
  • La culture est un moyen de communication et de protection contre le stress. Il faut mettre en place des politiques publiques transversales pour faire de la culture un droit humain (Panama)
  • La culture est une forme de résistance (Bahreïn)
  • La culture est un bien commun, un droit pour les citoyens. Elle a un rôle de cohésion sociale. La crise démontre que la culture peut être une bouée de sauvetage. On doit reconnaître sa contribution au bien-être physique et mental (Espagne)

Plusieurs ministres ont insisté sur la contribution de la culture au développement durable, et même aux objectifs à l’horizon 2030 (Grèce, Liban, Espagne, Costa Rica, Allemagne), d’autres, comme Cuba ou l’Azerbaïdjan, perçoivent à travers cette crise une opportunité de renaissance de la création artistique et une large extension des pratiques artistiques et culturelles dans la société grâce à la diffusion et à la communication numérique.

  1. Une mobilisation importante pour la culture

Malgré les inégalités entre les divers pays, les appuis au secteur culturel sont très importants. Les mesures qui reviennent le plus souvent sont l’ajustement des contributions et des cotisations, le report des obligations (cotisations sociales, impôts), l’octroi de subventions salariales et de prêts, la réalisation de sondages et d’analyses d’impact, la mise en place de fonds d’urgence et même l’assistance alimentaire.

Le Mali voit dans la crise actuelle, malgré ses conséquences désastreuses, une opportunité d’aligner les politiques culturelles des pays africains sur les objectifs de la Charte de la renaissance culturelle africaine : « toute politique culturelle africaine doit nécessairement permettre aux peuples de s’épanouir pour assumer une responsabilité accrue dans leur propre développement ». D’autres pays, comme la Jamaïque, essaient d’encourager la transition de leur économie informelle vers l’économie formelle ce qui permettrait de mieux protéger les artistes et créateurs. Ailleurs, le mécénat apparaît comme une source de revenus réaliste pour le secteur culturel.

Parmi les nombreuses mesures énumérées par le Pérou, certaines mesures ciblent les peuples autochtones, en particulier ceux de l’Amazonie, pour les isoler de la pandémie tout en leur donnant accès à la culture. Les recommandations produites ont été traduites en vingt langues, une mesure similaire à celle mise en place au Mexique où les manuels sanitaires ont été traduits en soixante langues.

Une grande partie du secteur culturel, en particulier les sites patrimoniaux, les festivals et les musées, dépend du tourisme, qui a un impact majeur sur la fréquentation et l’affluence du public. Si la crise affecte le secteur culturel même dans les pays où aucun cas n’a été déclaré, comme le Lesotho ou les Îles Cook, c’est parce que le tourisme a été complètement foudroyé par la pandémie. Plusieurs ministres ont d’ailleurs davantage insisté sur ce secteur que sur le secteur culturel. Certains pays veulent miser sur le tourisme national, mais cela n’est pas à la portée de tous. D’autres, comme le Kazakhstan, où l’agence de tourisme nationale organise des visites virtuelles du pays, misent sur le numérique pour demeurer une destination attrayante.

  1. Vers une explosion des plateformes et de l’offre en ligne?

Il semble que dans toutes les régions du monde, des dizaines de plateformes sont en train de voir le jour grâce à l’appui des gouvernements et des institutions publiques. De nombreuses mesures ont ainsi été mises en place pour donner virtuellement accès aux musées, bibliothèques, sites patrimoniaux et galeries tandis que d’autres plateformes permettent d’accéder aux expressions culturelles.

En Azerbaïdjan, par exemple, les mesures adoptées ont permis de réorienter 80% des activités culturelles vers l’Internet, y compris la diffusion sur les médias sociaux. Après la crise, l’un des défis sera de faire en sorte que la culture ne soit pas confinée à la sphère virtuelle. Pour la ministre du Bahreïn, il faut saisir l’opportunité pour promouvoir la réalité virtuelle, les découvertes archéologiques, l’accès au patrimoine immatériel et la musique en ligne.

  1. La pandémie risque d’accroître les inégalités mondiales

Audrey Azoulay, la directrice générale de l’UNESCO, l’a souligné en tout début de rencontre : les inégalités, déjà importantes, risquent de se creuser encore davantage à la faveur de la pandémie.

La ministre de la Dominique a indiqué que son pays se remet à peine des conséquences de l’ouragan Maria qui a provoqué une chute de 226% du PIB. D’autres pays, comme le Mozambique, qui a été frappé par deux cyclone l’an dernier, ou encore le Lesotho, aimeraient développer une offre de contenus en ligne qui respecte le droit d’auteur, mais auraient besoin de l’aide de partenaires internationaux.

Le besoin vital d’accélérer la transition numérique met en évidence des fractures numériques qui vont aggraver les inégalités entre les pays, mais aussi à l’intérieur des territoires. La ministre chilienne a souligné que plusieurs communautés dans son pays n’ont pas accès à l’Internet et c’est d’ailleurs le cas dans de nombreux pays. Plusieurs autres pays ont fait état d’un déficit de formation et de compétences techniques et des difficultés rencontrées par des groupes plus vulnérables (migrants, autochtones, femmes).

  1. Un appel à la coopération internationale

De nombreux pays ont lancé un appel pour la constitution d’un appui international conséquent. Le ministre soudanais a expliqué que les pays en développement allouent déjà peu de ressource à la culture en temps normal. Actuellement, la lutte contre le virus prend tout l’espace. Le ministre tchadien a évoqué la « concurrence des urgences » dans son pays qui, comme d’autres du Sahel, est rattrapé par les problèmes de terrorisme.

Les réponses ont été moins nombreuses. L’Allemagne se distingue par le développement de partenariats en Afrique et au Moyen-Orient pour des projets culturels et le développement de plateformes numériques par l’Institut Goethe. Sa ministre a ajouté qu’aucun pays n’était seul face à ces défis et que ces approches étaient une source d’apprentissage pour eux. Le ministre de San Marino a proposé, pour sa part, de concrétiser la coopération entre les États en encourageant la circulation des œuvres d’art.

  1. Un appel à faire contribuer les géants du Web

Dans son introduction, Audrey Azoulay a suggéré d’intégrer les plateformes qui diffusent les expressions culturelles via Internet dans les politiques et mécanismes de financement de la culture. Mais assez peu de ministres ont fait référence à ce genre de mesure.

Les ministres du Canada et du Québec ont été les seuls à lancer cet appel aussi clairement. Le ministre canadien veut adopter des mesures pour que l’ensemble des joueurs contribuent aux écosystèmes culturels nationaux. La ministre québécoise souhaite que les entreprises multinationales contribuent au système, en favorisant notamment la découvrabilité des contenus, et que les créateurs retirent une meilleure part des bénéfices.

Les ministres du Liban et de la Belgique ont insisté sur l’importance des droits de propriété intellectuelle et de la juste rémunération des artistes sur les plateformes en ligne.

  1. Quel rôle pour l’UNESCO?

La ministre algérienne a souligné que la culture est devenue l’un des rares espaces de collaboration entre les États et que le rôle de l’UNESCO est de favoriser les échanges, de mettre en place des mécanismes d’entraide internationale et de développer des plateformes numériques pour favoriser l’accès au patrimoine et à la culture.

La ministre des Émirats-Arabes-Unis a proposé de son côté que l’UNESCO élabore un modèle pour la protection de la propriété intellectuelle dans le contexte de la transition numérique.

Enfin d’autres ont appelé l’UNESCO à documenter les impacts de la Covid-19 sur la culture.

Quelles perspectives pour la diversité des expressions culturelles?

Des enjeux très importants ont été soulevés lors de cette longue rencontre et il faut applaudir les efforts de l’UNESCO pour soutenir un espace mondial d’échange et de réflexion.  L’initiative ResiliArt est à ce titre tout à fait pertinente et la FICDC est très heureuse de collaborer avec l’UNESCO pour l’organisation d’un 2e débat qui aura lieu le 14 mai.

Cette discussion fait ressortir au moins deux urgences pour appuyer une relance des activités culturelles qui soit durable, plus équitable, et qui assure une diversité d’expressions. D’abord, celle de repenser la coopération culturelle à un moment où la crise sanitaire exerce une pression sur les ressources déjà ténues dans ce domaine et où les restrictions à la mobilité pourraient durer longtemps. Ensuite, celle de garantir la contribution des géants du Web aux écosystèmes culturels afin de générer de nouvelles sources de revenus et de mise en valeur des expressions culturelles locales.

Pour que la culture réalise son potentiel dans la réponse à la pandémie de Covid-19

Alors que le monde est aujourd’hui confronté à la pandémie de COVID-19 et, demain, à la nécessité de reconstruire nos sociétés, la culture doit être au coeur de la réponse. La culture apporte l’inspiration, le réconfort et l’espoir dans la vie des gens. Pour maximiser ce potentiel, le mouvement Culture2030Goal, engagé dans l’agenda 2030 des Nations Unies, appelle les agences de l’ONU, les gouvernements et toutes les autres parties prenantes à agir.

LIRE LA DÉCLARATION

Message du Président de la FICDC

Chers membres et ami(e)s de la FICDC,

Partout dans le monde, la vie quotidienne des gens a changé de manière spectaculaire au cours des dernières semaines et des derniers jours, tout comme le paysage coloré de la diversité des expressions culturelles que nous avons connue jusqu’à récemment. Dans de nombreux pays, non seulement la liberté de circulation est restreinte, mais tous les lieux culturels sont fermés, la production cinématographique est au point mort, les concerts et les pièces de théâtre ne peuvent être appréciés que sur Internet, voire pas du tout. Et partout, les artistes, créateurs et professionnels de la culture ont été parmi les premiers à souffrir de la détresse économique parce que nous ne sommes plus autorisés à créer et à jouer comme nous le faisions auparavant. Cela exerce une pression énorme non seulement sur les organisations professionnelles dans le domaine culturel, mais aussi sur les zillions d’associations culturelles qui, dans de nombreux pays, sont à la base de la vie culturelle des gens.

Notre devoir en tant que protecteurs et promoteurs de la diversité des expressions culturelles sera de faire tout ce qui est possible et de faire pression sur les gouvernements pour que notre précieuse diversité culturelle puisse être préservée jusqu’à la période d’après-crise. Nous savons tous combien il est facile de fermer un orchestre, une compagnie de théâtre ou de danse, une société de production de films, etc., mais combien il faut de temps et de travail pour les (re)construire. Dans certains pays, les gouvernements ont annoncé d’énormes paquets de mesures pour sauver l’économie, mais ils n’incluent pas toujours, ou insuffisamment, les besoins des industries créatives, et encore moins ceux des artistes et interprètes – souvent indépendants. Les organisations professionnelles peuvent apporter leur aide, à la fois directement et en faisant pression pour obtenir une aide publique et/ou privée (fonds).

Le secrétariat de la FICDC reste fonctionnel, Nathalie Guay et Céline de Dianous travaillant toutes deux à domicile. Le grand projet de cette année devait prendre la forme d’une série de rassemblements en Amérique latine. Il est évident que nous devrons y réfléchir et faire preuve de créativité sur ce que nous pouvons faire dans le contexte actuel pour développer notre action et notre réseau dans cette région.

Je vous invite à nous envoyer des informations sur la situation dans vos pays respectifs et sur le soutien que vos gouvernements apportent, ou non, au secteur culturel, sur les actions que vous ou d’autres organisations de la société civile avez menées, sur les propositions, etc. Nos amis de CGLU ont créé une page de ressources très intéressante. Nous sommes en communication avec eux et d’autres associations internationales pour partager notre situation actuelle et éventuellement nous engager dans des initiatives communes. Nous vous tiendrons informés de tout développement à cet égard.

À une époque où les fermetures de frontières et les restrictions à l’immigration sont omniprésentes, nous sommes appelés à la solidarité non seulement avec tous les artistes de nos propres pays mais aussi avec ceux du reste du monde, et nous devrions faire tout ce qui est en notre pouvoir pour rétablir et améliorer la libre circulation des artistes et des biens et services culturels, ainsi que la libre circulation des expressions et des idées, lorsque la crise actuelle sera terminée. C’est pourquoi il faut maintenir une vigilance sur les pouvoirs d’urgence ou les technologies de surveillance qui sont mis en œuvre dans de nombreux pays.

Le virus sera vaincu, mais pour remédier à ses vastes implications, nous serons tous nécessaires. La diversité des expressions culturelles est essentiellement en nous, dans nos cerveaux, nos corps et nos âmes, et c’est là que nous devons la soigner et la cultiver, même si nous ne pouvons pas l’exprimer au monde extérieur pendant un certain temps. C’est pourquoi nous devons veiller à rester en bonne santé physique et psychologique pendant les semaines d’enfermement qui peuvent être longues.

Nous vous souhaitons à tous de rester en bonne santé !

Beat Santschi et Nathalie Guay

Affronter les enjeux de l’avenir par l’innovation

Le dernier panel de la Conférence régionale  « Perspectives panafricaines pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles » (9 et 10 octobre 2019) a porté sur les initiatives innovantes de la société civile pour affronter les enjeux de l’avenir. Il réunissait Brenda Uphopho (Women in the Arts) et Violet Maila (Music in Africa).

  • Brenda Uphopho a présenté le Festival Women in the Arts, issu du collectif du même nom qu’elle a cofondé en 2015. La première édition du festival a eu lieu du 15 au 17 novembre 2018.

Women in the arts (WIA) est un collectif de femmes qui travaillent dans les industries créatives de la mode, du théâtre, de la littérature, du cinéma, de la musique, de la danse, et qui partagent des idées communes. Le groupe s’est réuni pour la première fois en mars 2015 au Festival de Théâtre de Lagos, au Nigeria, et le nombre de ses membres est passé à plus de 250 femmes.

Le Festival WIA présente des performances féminines, des conférences, des activités de réseautage dans le but d’accroître la participation et l’autonomisation financière des femmes dans le secteur culturel. Le festival WIA met l’accent sur le réseautage, la performance artistiques  et les discussions. Il se déroule dans le cadre du Lagos Fringe (prochaine édition du 19 au 24 novembre 2019), qui lui donne une vitrine. L’une de ses principaux objectifs est de changer les perspectives pour les femmes.

Brenda Uphopho a expliqué que les financements du gouvernement étaient très insuffisants et qu’il fallait passer beaucoup de temps à chercher des fonds privés pour pouvoir mener à bien des projets culturels. Elle a déploré des conditions économiques difficiles mais aussi un problème majeur de corruption au Nigeria. Elle a expliqué que dans les années 1990 et 2000, les jeunes, et notamment les femmes, ont dû apprendre sur le tas. Il n’y avait pas de mentorat pour les jeunes filles, aucune formation. C’est dans ce contexte que s’est développé Nollywood, une industrie du cinéma qui s’autofinance aujourd’hui.

Un des objectifs du collectif WIA est justement de créer un système de mentorat pour renforcer les capacités des femmes. La première édition du festival a permis d’organiser des activités de plaidoyer contre la violence basée sur le genre et contre les différentes formes de harcèlement dont les femmes sont victimes. Brenda Uphopho a expliqué que la réglementation sur le harcèlement sexuel a été actualisée à Lagos mais qu’il y a encore beaucoup de travail à mener sur cette question. Le festival a aussi permis de mettre l’emphase sur la participation des femmes au processus électoral, notamment dans les villages. Plusieurs sketch et performances ont été présentés sur la question du genre. Ces sketchs feront l’objet d’une traduction en novembre 2019 et il y aura une adaptation en bande dessinée.  Il y a aussi un projet de bande dessinée prévu pour novembre 2019.

Présentation de Mme Uphopho (en anglais)

  • Violet Maila a ensuite parlé de Music in Africa, portail Web d’information et d’échange dédié au secteur de la musique africaine.

Music In Africa est une initiative à but non lucratif qui vise à soutenir le secteur de la musique africaine en favorisant l’échange de connaissances et en créant des opportunités et des capacités pour ceux qui y travaillent. Le portail Music In Africa appartient et est géré par la Fondation Music In Africa créée en 2013 et dont le siège est à Johannesburg, en Afrique du sud. Grâce à son réseau de contributeurs, la plateforme offre une gamme unique de contenus utiles et de qualité sur le secteur. Music in Africa permet notamment aux artistes, créateurs, professionnels de la musique, fans, de :

  1. Approfondir ses connaissances sur la scène musicale africaine ;
  2. Découvrir et écouter la musique du continent ;
  3. Trouver des acteurs de la scène musicale en Afrique ;
  4. Créer un profil et promouvoir son travail ;
  5. Échanger des informations relatives à la scène musicale africaine avec d’autres utilisateurs ;
  6. Accéder à des aides et à des outils à exploiter soi-même ;
  7. Contribuer à une source d’information complète et fiable.

Violet Maila a aussi parlé d’autres projets menés par la Fondation Music in Africa dans le cadre de partenariats : la plateforme EPK, pour les artistes qui souhaitent se produire dans le cadre du festival Sauti za Busara de Zanzibar, ou la conférence Music in Africa pour les collaborations, les échanges et les showcases (ACCESS), qui est organisée dans une ville africaine différente chaque année et qui permet aux artistes de montrer leurs œuvres au-delà de leur pays.

Comme d’autres conférenciers, Violet Maila a souligné l’importance de la collecte et du partage des données. Elle a aussi insisté sur la nécessité de créer des partenariats sur le continent et de parler de façon collective. Elle a expliqué finalement que, même si le cas de l’Afrique du Sud est unique en Afrique, avec un État qui joue un vrai rôle de promoteur culturel, il est essentiel pour la société civile africaine de faire valoir l’importance de son travail et de se mobiliser pour faire adopter des politiques de soutien à la culture.

Présentation de Mme Maila (en anglais)

 

Avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), du ministère de la Culture et des Communications du gouvernement du Québec, de la Coalition française pour la diversité culturelle, de la Coalition togolaise pour la diversité culturelle, de la Coalition pour la diversité des expressions culturelles (Canada), du gouvernement du Togo, du gouvernement du Canada, de la Délégation générale du Québec à Dakar, et de la Coalition autrichienne pour la diversité culturelle.

 

 

Les nouvelles réalités du marché mondialisé de la diffusion de contenus culturels numériques et les défis pour la diversité culturelle sur Internet

Dans le cadre de la Conférence régionale  « Perspectives panafricaines pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles » (9 et 10 octobre 2019), Destiny Tchéhouali, professeur au département des Communications de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), a présenté lors d’une conférence les réalités de la diffusion de contenus culturels numériques et les défis pour la diversité culturelle sur Internet.

Les échanges de biens et de services culturels se sont multipliés avec l’arrivée des technologies du numérique. Leur développement rapide a considérablement modifié la façon dont on accède et on consomme les biens et services culturels à travers le monde. Plusieurs études se sont penchées sur le sujet au cours des cinq dernières années (rapport 2018 sur l’état de la Francophonie numérique, étude « Pour une culture en réseaux diversifiée », rapport de l’UNESCO sur le numérique, etc.) mais trop peu d’entre elles portent sur l’Afrique. Il n’y a que très peu d’indicateurs et de données sur les consommations et les usages dans les pays ACP (Afrique, Asie-Pacifique et Caraïbes) en matière de contenus culturels en ligne. Dans son Étude sur les enjeux et les retombées économiques et artistiques de la diffusion et la distribution en ligne de contenu culturel ACP (Commission européenne, 2016-2017), Destiny Tchéhouali a constaté de fortes disparités entre les pays du Nord et du Sud en termes de diffusion et de distribution de contenus culturels numériques. Les plateformes ont permis d’élargir l’accès à certains contenus culturels, elles se positionnent de plus en plus sur les marchés locaux, mais elles contrôlent, influencent et guident nos choix. Il y a une forme de dictature des algorithmes : « Si c’est gratuit, c’est vous le produit ».

La fracture numérique entre les régions du monde peut mener à une fracture culturelle. Aujourd’hui, 4 milliards de personnes vivent encore sans Internet, dont 60% en Afrique. Destiny Tchéhouali a évoqué plusieurs défis pour la diversité des expressions culturelles en ligne dans la région:

  1. Les défis politiques et réglementaires. Les politiques culturelles des pays ACP ne sont pas adaptées. Les politiques de soutien aux industries culturelles sont centrées sur l’offre et non la demande. Il faudrait que ces politiques prennent en compte des réflexions sur la distribution et la diffusion des contenus numériques ;
  2. Les défis technologiques. Il y a souvent un manque d’infrastructures et une absence de stratégie globale pour développer l’accès aux contenus en ligne ;
  3. Le manque de professionnalisation du secteur culturel.

Destiny Tchéhouali a évoqué aussi les défis de l’accessibilité et de la découvrabilité des contenus locaux et nationaux, qui concernent l’ensemble des régions du monde. Les acteurs de l’innovation numérique essayent d’imposer leur leadership sur les acteurs culturels traditionnels. Il y a un fossé entre les logiques de recommandation de contenus culturels et la présence effective, l’accessibilité et la découvrabilité de nos contenus sur le Web. Au lieu de favoriser la diversité des expressions culturelles en ligne, les algorithmes ont plutôt tendance à imposer leur dictature et à nous enfermer dans des goûts. Il faut réfléchir à un moyen de réglementer les GAFA, comme le fait l’Union européenne qui a adopté des directives en ce sens. L’enjeu est aussi d’innover au niveau local. Plusieurs plateformes ont déjà vu le jour en Afrique : Afrostream, par exemple, qui a connu un grand succès pendant trois ans, ou Musik Bi, plateforme innovante au Sénégal. À l’avenir, les efforts pourraient se concentrer sur le développement de plateformes alternatives mutualisées.

Présentation de Mr Tchéhouali

 

Avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), du ministère de la Culture et des Communications du gouvernement du Québec, de la Coalition française pour la diversité culturelle, de la Coalition togolaise pour la diversité culturelle, de la Coalition pour la diversité des expressions culturelles (Canada), du gouvernement du Togo, du gouvernement du Canada, de la Délégation générale du Québec à Dakar, et de la Coalition autrichienne pour la diversité culturelle.

 

 

Les défis de la société civile ailleurs dans le monde : discussion avec des représentants de coalitions pour la diversité culturelle

La seconde journée de la Conférence régionale  « Perspectives panafricaines pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles » (9 et 10 octobre 2019) a débuté par une table ronde sur les défis rencontrés par la société civile ailleurs qu’en Afrique. Elle a réuni plusieurs représentants de coalitions pour la diversité culturelle : Guillaume Prieur (Coalition française), Jérôme Payette (Coalition canadienne), Alejandra Diaz (Coalition paraguayenne), Ray Argall (Coalition australienne).

Au niveau européen, les coalitions ont été mobilisées par la question de la diversité des expressions culturelles dans l’environnement numérique avec plusieurs directives européennes :

  1. La directive sur le droit d’auteur, avec notamment un volet sur le transfert de valeur et un deuxième volet sur le triangle de transparence ;
  2. La directive sur les services de médias audiovisuels (SMA).

L’objectif de ces directives est de réguler les plateformes numériques en faveur de la création, de les intégrer à l’économie de la création. La prochaine étape, qui va être cruciale, est celle de la transposition des directives dans les États membres. Dans le futur, au-delà des réglementations obtenues, il faut aussi aller vers une régulation des algorithmes et de l’intelligence artificielle, l’objectif étant d’empêcher une uniformisation de la création culturelle.

Au Canada, la CDEC se concentre sur deux grands dossiers : le maintien de l’exemption culturelle dans les accords de libre-échange (obtenu lors de la renégociation de l’ALENA, rebaptisé ACEUM) et l’application des politiques culturelles canadiennes dans l’environnement numérique. La CDEC a produit un mémoire en janvier 2019 dans le cadre de la révision des lois canadiennes sur la radiodiffusion et les télécommunications. Il y a aussi eu une implication importante des membres de la CDEC dans le cadre de la campagne pour les élections fédérales du 21 octobre 2019. La CDEC a également suivi de près ce qu’il s’est passé en Europe sur le droit d’auteur et la directive SMA. La CDEC travaille régulièrement avec des chercheurs, des universitaires, la Chaire UNESCO, l’UQAM. Il y a une volonté de développer le travail avec les milieux de la recherche concernant les impacts de l’intelligence artificielle sur la culture.

Au niveau du Paraguay, la priorité est de réorganiser et de renforcer l’espace de confluence entre les différents secteurs artistiques. Avec le nouveau secrétariat national à la culture, il y a eu des changements. Une table ronde pour les arts de la scène a notamment été organisée pour la première fois. D’autres ont suivi pour la musique, le théâtre, le livre, et il y a un plan national culturel qui commence à être discuté. Dans une perspective plus large, l’Amérique du Sud fait face à la vague de l’économie orange. Le néolibéralisme domine et les politiques économiques des pays se ressemblent, avec d’importantes coupes budgétaires pour la culture. Les anciennes coalitions de l’Argentine et du Brésil ont été affaiblies par le démantèlement général des ressources et des plans culturels. Au Chili, la coalition chilienne a réussi à faire adopter une loi qui entérine la célébration de la journée de la diversité culturelle le 20 octobre. La coalition chilienne travaille aussi à la préparation d’un atelier à l’intention des fonctionnaires des différents ministères du gouvernement chilien pour les sensibiliser aux aspects de la Convention de 2005.

Il y a beaucoup d’organisations très actives dans la région mais elle connaît des défis politiques important et la question des droits humains pose un problème majeur dans certains pays. La Chine est devenue un géant mondial, au même titre que les États-Unis, et c’est une menace pour la diversité des expressions culturelles, surtout pour les plus petits territoires de la région. La coalition australienne a des échanges avec la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud, notamment concernant les droits d’auteur et la collecte de redevances. La défense des droits d’auteur est un enjeu prioritaire pour la coalition australienne qui s’intéresse aussi à la présence et la valorisation des contenus locaux en ligne, mais aussi à la contribution des plateformes et du secteur des télécommunications au financement de la création artistique. Parmi les actions ayant mobilisé la société civile, Ray Argall a mentionné la campagne “Why make it Australian” menée pour défendre l’industrie audiovisuelle australienne.

 

Avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), du ministère de la Culture et des Communications du gouvernement du Québec, de la Coalition française pour la diversité culturelle, de la Coalition togolaise pour la diversité culturelle, de la Coalition pour la diversité des expressions culturelles (Canada), du gouvernement du Togo, du gouvernement du Canada, de la Délégation générale du Québec à Dakar, et de la Coalition autrichienne pour la diversité culturelle.

 

 

Faire face aux grands défis pour la diversité des expressions culturelles

Le quatrième panel de la Conférence régionale  « Perspectives panafricaines pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles » (9 et 10 octobre 2019) a porté sur les défis actuels et futurs pour la diversité des expressions culturelles. Il réunissait Samuel Sangwa (CISAC), Ivana Otasevic (Chaire UNESCO sur la diversité des expressions culturelles), Édith Katiji (Syndicat des musiciens du Zimbabwe), Luc Yatchokeu (REPAC).

Il a d’abord rappelé le rôle des sociétés de gestion de droits d’auteur, qui permettent de rémunérer et de reconnaitre les créateurs, puis a présenté la CISAC et son action en Afrique. Avec 37 sociétés de droits d’auteurs dans 31 pays, la CISAC est présente partout sur le continent, de l’Algérie à l’Afrique du Sud en passant par le Togo. La CISAC produit chaque année un rapport des collectes au niveau mondial. En 2017, sur 9 milliards d’euros collectés à l’échelle mondiale, la part de l’Afrique ne représentait que 75 millions, soit 0,8% du total. Samuel Sangwa a déploré le fait que les créateurs africains ne sont pas rémunérés à la hauteur des exploitations de leurs œuvres. Il a énuméré les défis majeurs à la croissance des collectes en Afrique :

  1. La résistance des usagers : méconnaissance du droit d’auteur, refus délibéré du principe du paiement de la redevance ;
  2. L’efficacité opérationnelle des organisations de gestion collective : concession des licences aux usagers, maillage du territoire, gestion des droits exploitation numérique ;
  3. Les cadres législatifs désuets, inadaptés ou inadéquats

Il a aussi précisé que seuls huit pays africains parviennent aujourd’hui à collecter la taxe sur la copie privée. Samuel Sangwa a ensuite énuméré les défis et les campagnes prioritaires pour la CISAC :

  1. Le transfert de la valeur sur les plateformes ;
  2. Le droit de suite pour les créateurs d’œuvres artistiques (arts visuels et métiers d’art) ;
  3. Le droit à une rémunération équitable pour les auteurs d’œuvres audiovisuelles

Il a présenté de label « Copyright Friendly », lancé au Cap-Vert, qui pourra être décerné aux festivals, organisations, événements respectueux du droit d’auteur. Enfin, il a fait valoir que la notion de droit d’auteur a toujours fait partie de la culture africaine et il a appelé au respect des droits de créateurs, en Afrique comme ailleurs dans le monde.

Présentation de Mr Sangwa

  • Dans une deuxième intervention, Ivana Otasevic, coordinatrice de la Chaire Unesco sur la diversité des expressions culturelles, a présenté le Guide sur les clauses culturelles dans les accords de commerce élaboré par Véronique Guèvremont (titulaire de la Chaire) et Ivan Bernier (professeur émérite de la faculté de droit de l’Université Laval).

Le guide de la Chaire répond à plusieurs objectifs :

  1. Sensibiliser les États aux implications possibles des négociations commerciales pour le secteur de la culture ;
  2. Aider les États à développer leurs capacités afin qu’ils puissent choisir les clauses culturelles appropriées pour préserver leur droit souverain d’intervenir en faveur de la culture ;
  3. Présenter les meilleures pratiques qui ont été développées par certains États au cours des 15 dernières années ;
  4. Inspirer de nouvelles initiatives de protection et de promotion de la diversité culturelle dans les accords de commerce (en particulier en matière de commerce numérique).

Ce guide offre une approche basée sur la pratique des États. Il se fonde sur une étude comparative de 99 accords de libre-échange conclus depuis l’adoption de la Convention de 2005. La Chaire a identifié les clauses culturelles les plus pertinentes se trouvant dans ces accords puis a formulé des recommandations. Le guide est structuré en quatre étapes. Il invite en premier lieu les États (et les organisations de la société civile qui utilisent le guide pour faire pression sur leurs États) à bien connaître leur propre secteur culturel, à comprendre les mécanismes du libre-échange et leur impact potentiel sur le secteur de la culture, et à développer une connaissance des clauses culturelles et des instruments commerciaux existants. Dans un deuxième temps, le guide fait des recommandations concernant la préparation à la négociation d’un nouvel accord de commerce comportant des clauses culturelles. Dans un troisième temps, il donne des indications sur les principaux chapitres de l’accord pour l’incorporation des clauses culturelles. Il souligne l’importance de définir exactement ce que l’on souhaite protéger et de porter une attention particulière au commerce électronique. La dernière étape du guide concerne le suivi de l’accord de libre-échange négocié et la mise en œuvre des clauses culturelles.

Présentation de Mme Otasevic

  • Édith Katiji, présidente du Syndicat des musiciens du Zimbabwe, a ensuite abordé un troisième défi majeur pour la diversité des expressions culturelles : celui de la participation et des conditions des femmes dans le secteur de la culture.

Trois choses principales affectent les femmes dans les sphères culturelles :

  1. Les rôles définis, imposés et attendus des femmes ;
  2. Un milieu de travail souvent dangereux pour elles ;
  3. Leur exclusion de la participation à l’économie de la culture.

Édith Katiji a été membre d’un groupe de musique entièrement composé de femmes qui s’est produit partout au Zimbabwe. Elle a constaté beaucoup  de préjugés autour de leurs performances. Certains s’attendaient à ce qu’elles jouent un type de musique et pas un autre, réservé aux hommes, d’autres avaient des attentes similaires concernant les paroles. Il y avait aussi des préjugés liés à leur présence sur scène, beaucoup s’attendaient à les voir danser d’une certaine façon jugée « féminine ».

Édith Katiji a ensuite évoqué les nombreux cas de femmes confrontées à des abus de toutes sortes – émotionnels, physiques, sexuels – sur leur lieu de travail. Elle a déploré les cas de discrimination, d’attitudes sexistes et de mépris général qui découragent les femmes de continuer à travailler dans le secteur culturel. Les femmes sont facilement victimes de comportements sexistes voire d’exploitation sexuelle. Des faveurs sexuelles peuvent être exigées des artistes et créatrices en échange d’une promotion ou d’une exposition de leur travail. Les industries de la culture et de la création sont le plus souvent dirigées par des hommes et la plupart des décisions sont donc exclusivement prises par eux. Cela crée une situation où les femmes sont exclues de toute décision avantageuse.

Par ailleurs, une grande part de l’exclusion des femmes ne se produit pas au grand jour. Les hommes peuvent décider que les interprètes féminines n’ont pas leur place dans tel ou tel événement. Dans d’autres cas, ils considèrent que le type de public attendu ne convient pas à une interprète féminine. Certains promoteurs masculins peuvent aussi juger que le type de musique joué par une femme est inadapté à certains publics. Face à ces blocages, les femmes se tournent souvent vers des organisations privées pour se produire. Mais il n’y a que peu d’attention publique accordée aux événements privés et les femmes sont donc le plus souvent exclues de l’espace médiatique. Sans cette couverture médiatique, elles sont moins visibles et gagnent moins. Certaines utilisent les médias sociaux pour se faire connaître mais cela n’a pas le même impact car les médias traditionnels sont encore dominants sur le continent (au Zimbabwe, c’est la radio qui est le premier canal de diffusion).

Édith Katiji a conclu sa présentation en appelant les sociétés africaines à revoir leur histoire et à se pencher sur la façon de parvenir à un équilibre entre les hommes et les femmes, dans le secteur culturel et dans toutes les sphères de la société.

Présentation de Mme Katiji (en anglais)

  • Dernier intervenant du panel, Luc Yatchokeu, coordinateur du Regroupement des Professionnels des Arts et Culture d’Afrique Centrale (REPAC), a présenté le projet Art Connect Africa.

Plateforme de coopération et d’échanges culturels, Art Connect Africa (www.artconnectafrica.com) a été conçue pour encourager et développer les relations culturelles entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne. À l’origine du projet, il y a une volonté des acteurs culturels d’Afrique du Nord et de ceux d’Afrique subsaharienne de se rapprocher et de renforcer les échanges entre les deux régions. Les acteurs culturels ont le souci de présenter à travers les arts une Afrique unie, qui apparaissait il y a quelques années comme deux continents différents.

La plateforme met en relation plusieurs acteurs différents : artistes, professionnels, festivals, organisations professionnelles, lieux d’expression culturelle, médias, institutions culturelles. Elle concerne toutes les disciplines artistiques : musique, arts de la scène, arts visuels, sculpture, littérature, cinéma, architecture. Luc Yatchokeu est revenu sur la façon dont le projet a été élaboré avec, d’une part, la confection d’une plateforme numérique (site internet et application), et, d’autre part, la mise sur pied et l’animation d’un programme panafricain pour accompagner les initiatives de coopération et d’échange.

Les résultats attendus sont divers : construction d’une communauté artistique, partage d’informations sur les collaborations en cours et sur les opportunités, appui aux projets, production de statistiques, renforcement de la coopération et des échanges, exploration de nouveaux marchés.

Présentation de Mr Yatchokeu

Avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), du ministère de la Culture et des Communications du gouvernement du Québec, de la Coalition française pour la diversité culturelle, de la Coalition togolaise pour la diversité culturelle, de la Coalition pour la diversité des expressions culturelles (Canada), du gouvernement du Togo, du gouvernement du Canada, de la Délégation générale du Québec à Dakar, et de la Coalition autrichienne pour la diversité culturelle.

 

 

Lettre ouverte au Président Sebastián Piñera

Lettre ouverte des travailleurs de la culture, artistes et organismes du secteur au Chili regroupés en Cabildo (forum) artistique et culturel.

En tant qu’organisations culturelles, nous rejetons et condamnons les violations répétées des droits humains commises par des agents de l’État, qui ont affecté la communauté qui s’exprime de façon légitime et authentique. Parmi les milliers de personnes touchées, on compte malheureusement plusieurs artistes et travailleurs du secteur culturel.

Depuis le vendredi 18 octobre, nous avons vu s’additionner jour après jour un nombre inexplicable de cas de violations des droits humains dans le cadre de manifestations sociales, dans un pays pourtant démocratique. À ce jour, l’Institut national des droits de l’homme (Instituto Nacional de Derechos Humanos) a recensé 964 blessés par balle, 222 personnes blessées aux yeux, 384 actions en justice, dont 273 pour torture, 66 pour violences sexuelles et 6 pour meurtre, parmi d’autres crimes très graves perpétrés par des agents de l’État. Les citoyens ont été témoin d’innombrables excès et abus dans l’usage de la force pendant les mobilisations.

Face à cela, nous ne pouvons que nous demander quel genre de policiers nous avons, qui peuvent aller jusqu’à attaquer ainsi leurs propres concitoyens ? Qu’est-ce qui peut justifier le recours à la torture ? Qu’enseigne-t-on aux Carabineros (carabiniers – institution militaro-policière chilienne) pour qu’ils frappent de façon absolument injustifiée des enfants, des adolescents et des personnes âgées ?

Entre les mains de qui sommes-nous ? Rien dans ce que nous avons vu n’indique des cas d’excès individuels, mais plutôt une action coordonnée de la part des forces de l’ordre.

Face à ces faits graves, les organisations ayant convoqué le Cabildo Artistique et Culturel, et par mandat de ce dernier, exigent la cessation immédiate des violations des droits humains par les Carabineros et une réforme structurelle de cette institution qui semble avoir normalisé la violence. Nous exigeons la démission du général Mario Rozas, qui est directement responsable de ces faits et qui n’a pas reconnu les preuves dont le Chili et le monde ont malheureusement été témoins : les droits humains sont violés dans notre pays.

Les artistes et les travailleurs culturels ont été et seront toujours préoccupés par la défense des droits de la personne, et cette fois-ci, nous ne cesserons d’exiger qu’ils soient respectés par tous les moyens dont nous disposons.

CABILDO ARTISTIQUE ET CULTUREL

Organisateurs du Cabildo : Sindicato de Actores, SIDARTE / Unión Nacional de Artistas, UNA / RED Nacional DanzaSur / Asociación Nacional de Trabajadores y Trabajadoras del Ministerio de las Culturas, las Artes y el Patrimonio, AFUCAP / Arte Asociado Contemporáneo, ACA / Asociación de Cantantes Líricos de Chile, ACLICH / Asociación Nacional de Diseñadores Escénicas / ADTRES / Asociación Nacional de trabajadores del Patrimonio / ANATRAP / Coalición Chilena para la Diversidad Cultural / Sindicato del Cine, SINTECI / El Circo del Mundo

LIRE LA LETTRE EN ESPAGNOL

La participation de la société civile à l’élaboration des politiques publiques

Le troisième panel de la Conférence régionale  « Perspectives panafricaines pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles » (9 et 10 octobre 2019) a porté sur la participation de la société civile à l’élaboration des politiques publiques en Afrique. Il réunissait Annie Ngo Njock Njock (CODEC), Mohamed Diakité (Coalition malienne pour la diversité culturelle), Josh Nyapimbi (Nhimbe Trust), Malik Chaoui (GTPCA), Daves Guzha (Arterial Network).

Leur analyse s’est fondée sur un questionnaire soumis dans les deux pays aux organisations culturelles de la société civile. Sur la base des réponses à ce questionnaire, de certaines rencontres, et de l’étude de la documentation existante à ce sujet (notamment, au Mali, le document cadre qui définit la politique culturelle du pays), Annie Ngo Njock Njock et Mohamed Diakité ont montré que, dans les deux pays, il existe une implication réelle de la société civile dans l’adoption des politiques culturelles. Cependant, cette implication est encore faible et pourrait être beaucoup plus importante. Il y a beaucoup d’attentes de la part des acteurs de la société civile envers le gouvernement pour une meilleure prise en compte de leurs préoccupations et une meilleure implication dans les processus d’élaboration des politiques publiques. Il y a une impression générale que les initiatives en faveur de la culture restent le plus souvent au niveau des acteurs, localement, mais qu’elles ont du mal à accéder au niveau politique.

– Au Mali, la politique culturelle est pluriannuelle et le ministère de la Culture a opté pour une approche participative. L’apport des acteurs culturels a été pris en compte. Il y a cependant des acteurs plus impliqués que d’autres.

– Au Cameroun, il y a un compte d’affectation spécial pour soutenir le secteur des arts et de la culture mais cela reste insuffisant (sur un budget de 4 milliards de francs CFA pour la culture, 1 milliard seulement va aux artistes et professionnels du secteur). Il existe aussi des lois et des décrets d’application, des sociétés de gestion de droits, mais il y a un problème de financement et de management de ces sociétés de gestion.

Présentation de Mme Ngo Njock Njock et Mr Diakité

  • Josh Nyapimbi, directeur général du Nhimbe Trust, a ensuite partagé son expérience et ses réflexions concernant la rédaction des rapports périodiques quadriennaux sur la mise en oeuvre de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de l’UNESCO.

Il n’est pas toujours simple de mettre en oeuvre la Convention de 2005 dans certains pays ; il n’est pas simple non plus de rendre compte de ce qui a été mis en oeuvre. C’est ce qu’a expliqué Josh Nyapimbi lors de sa présentation centrée sur les défis liés à la rédaction des rapports quadriennaux fournis par les pays. Plusieurs difficultés sont à relever :

  1. Il y a un problème de gouvernance dans certains pays avec un manque de confiance de la société civile envers les gouvernements et inversement. Il y a aussi une division entre les pays occidentaux et non occidentaux, au niveau politique comme au niveau économique. L’argent dont dispose la société civile africaine provient souvent d’aides extérieures, ce qui n’est pas le cas dans d’autres régions du monde.
  2. Il est difficile d’évaluer les échanges de biens et services culturels en l’absence de données. Les données sont le nouvel or mondial et elles sont de plus en plus souvent privatisées. En l’absence de données rendues publiques, il ne sera plus possible d’avoir un aperçu réaliste de ce qu’il se passe sur le terrain.
  3. L’intégration de la culture dans les objectifs de développement durable est un enjeu important. La question des changements climatiques est centrale mais tous les membres de la société civile n’ont pas les mêmes priorités sur cette question. Là encore, il y a une différence entre les régions.
  4. La promotion des droits humains et des libertés est aussi un défi important. Il faut rendre compte de ce qu’il se passe en termes de liberté artistique. Mais ce n’est pas toujours facile car les enjeux critiques sont censurés par les États.

Josh Nyapimbi s’est dit favorable à un « rapport de l’ombre ». Il a expliqué que les rapports soumis à l’UNESCO sont loin de rendre compte de la réalité et qu’il serait donc essentiel de disposer d’un rapport sur ce qu’il se passe réellement dans les pays.*

*Dans la Déclaration de Lomé pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, les participants à la conférence régionale, et notamment les organisations des pays du Sud, ont appelé à la nécessité d’établir des rapports alternatifs.

Près de soixante ans après son indépendance, l’Algérie n’est toujours pas dotée d’une politique culturelle. Les membres du GTPCA ont décidé de combler ce vide en rédigeant eux-mêmes un projet de politique. Prenant en considération l’ensemble des dimensions relatives au secteur de la culture, une centaine d’artistes, d’écrivains, d’activistes culturels, de journalistes et d’étudiants, ont engagé en 2011 un travail de concertation qui a abouti en 2013 à la publication d’une « Politique Culturelle pour l’Algérie », publiée en ligne sur le site du GTPCA. Constitué de principes clairs et de recommandations concrètes, ce projet e-participatif a pour but d’outiller l’Algérie d’une politique qui permette l’épanouissement des arts et la culture.

Malik Chaoui a évoqué aussi d’autres activités du GTPCA :

  1. Six ateliers de formation qui ont été organisés pour consolider les capacités et compétences des acteurs culturels ;
  2. Des prochaines Assises de la culture qui permettront de faire un état des lieux précis du secteur culturel algérien et qui donneront lieu à un rapport du GTPCA ;
  3. La création d’une carte culturelle de l’Algérie (www.culturemap-dz.org) lancée en 2015 pour identifier les lieux, les liens et les ressources disponibles, valoriser les talents locaux, permettre une mise en réseau des acteurs et faciliter leur mobilité. La base de données de cette plateforme est mise à jour en continu et chaque personne peut s’enregistrer et partager des informations de façon libre.

Malik Chaoui est ensuite revenu sur le contexte culturel en Algérie. Le budget de la culture a baissé de 8% entre 2017 et 2018, passant de l’équivalent de 145 millions de dollars en 2017 à 132,7 millions de dollars en 2018. Le secteur a perdu 70% de ses financements publics dans les dernières années. La Convention de 2005 n’a été ratifiée qu’en 2015. Depuis février 2019, le pays connaît d’importantes manifestations contre la corruption. Il y a un vrai appel à un renouveau culturel et une volonté d’avoir une nouvelle politique culturelle.

Présentation de Mr Chaoui

  • Daves Guzha, président d’Arterial Network, a présenté l’expérience d’Arterial auprès de l’Union africaine et le cas de l’Accord de libre-échange continental africain.

Un Plan d’action sur les industries culturelles et créatives en Afrique a été adopté à Dakar en 1992 et actualisé en 2008. En octobre 2018, Arterial Network a été approché par l’Union Africaine pour mettre à jour ce plan d’action pour les industries créatives. L’objectif est d’aligner ce plan d’action sur les enjeux du 21e siècle (droit d’auteur, enjeu du numérique…). Ce plan est censé constituer une feuille de route pour la société civile mais Daves Guzha a constaté que sur l’ensemble des organisations présentes au Congrès, seules deux ont entendu parler de son existence. En janvier 2019, de nombreuses demandes ont été envoyées aux différents pays africains pour avoir des données ; la plupart des pays ont fourni ces données mais d’autres n’ont jamais répondu. Cette feuille de route va définir les priorités pour les dix prochaines années et Daves Guzha a déploré l’absence de réaction de certains pays. Du 6 au 9 novembre 2019, l’équipe d’Arterial Network se réunit pour finir ce plan d’action. Le document sera ensuite partagé à tous les gouvernements puis soumis pour adoption en février 2020, lors de la 13e session du Comité intergouvernemental pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Daves Guzha a expliqué que ce plan a été élaboré par des professionnels de la culture qui ont mené une analyse large. Il s’est félicité de ce que, pour la première fois, le réseau Arterial a réussi à faire un lien entre la société civile et l’Union africaine.

Daves Guzha est ensuite revenu sur l’Accord de libre-échange continental africain (African Continental Free Trade Agreement – AfCFTA) qui a été négocié par l’Union africaine. Entré en vigueur en mai 2019, il définit la Zone de libre-échange d’Afrique continentale. Il y a deux mois, des artistes et des créateurs se sont rencontrés à Kigali. Il y a une volonté de certains groupes d’accélérer la mise en oeuvre de l’accord en lien avec les secteurs des technologies et de la créativité. Arterial Network va lancer un appel dans les prochaines semaines pour analyser l’accord commercial. Dans chaque région (cinq au total) un expert se penchera sur les clauses de l’accord et les enjeux qu’il soulève. Interrogé sur les clauses d’exemption culturelle et la portée de l’accord  pour la diversité des expressions culturelles, Daves Guzha s’est engagé à partager avec le secrétariat de la FICDC des éléments d’information et de contextualisation.

Arterial Network travaille aussi avec l’Union africaine sur l’Africa Day, le 20 mai. Plusieurs artistes seront invités par Arterial et l’Union africaine à cette occasion. Daves Guzha a également présenté Artwatch Africa, un autre projet d’Arterial Network qui sera lancé le 25 novembre 2019. Il s’agit d’une nouvelle approche qui vise à encourager le dialogue entre les artistes et avec ceux qui élaborent les politiques culturelles.

 

Avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), du ministère de la Culture et des Communications du gouvernement du Québec, de la Coalition française pour la diversité culturelle, de la Coalition togolaise pour la diversité culturelle, de la Coalition pour la diversité des expressions culturelles (Canada), du gouvernement du Togo, du gouvernement du Canada, de la Délégation générale du Québec à Dakar, et de la Coalition autrichienne pour la diversité culturelle.

 

 

Des politiques publiques pour la culture

Le second panel de la Conférence régionale  « Perspectives panafricaines pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles » (9 et 10 octobre 2019) a porté sur les politiques publiques africaines en faveur de la culture. Étaient invités pour ce panel Donikpo Kone (UEMOA), et Komi N’kegbe Foga Tublu (CELTHO – UNA).

Créée le 10 janvier 1994 à Dakar, l’Union économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) regroupe huit États africains : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Le secteur culturel de l’UEMOA mobilise une grande partie de la population régionale mais contribue encore faiblement à l’économie de la zone. Plusieurs raisons expliquent ce paradoxe : la prédominance de l’informel, le manque de professionnalisation du secteur, l’absence d’indicateurs vérifiables pour mesurer l’impact social et économique de la culture, la rareté des ressources financières. Donikpo Kone a souligné également l’absence de leadership pour le secteur et le manque de promotion pour les ressources culturelles.

L’UEMOA s’est dotée d’une politique commune de développement culturel en octobre 2013 et d’un  Programme Régional de Développement Culturel de l’UEMOA (PRDC-UEMOA) en septembre 2014. Ce programme s’assigne comme objectif global de contribuer à valoriser la culture comme source de création de richesses et de rayonnement de l’UEMOA. Spécifiquement, le PDC-UEMOA ambitionne de développer un marché régional structuré et attractif des biens et services culturels et d’améliorer la visibilité des expressions culturelles de l’UEMOA. Les résultats attendus sont les suivants :

  1. Une meilleure protection de la propriété littéraire et artistique ;
  2. Des entreprises culturelles pourvoyeuses d’emplois et génératrices de revenus ;
  3. Un marché régional des biens et services culturels structuré et productif ;
  4. Une meilleure circulation des acteurs, biens et services culturels au sein de l’Union ;
  5. Des biens et services culturels labellisés et davantage promus dans la sous-région et au niveau international ;
  6. L’inscription de la culture dans les stratégies nationales de développement ;
  7. Un système d’information sur la culture est fonctionnel.

Concernant la promotion de la diversité culturelle, Donikpo Kone a souligné l’implication de l’UEMOA dans l’élaboration de textes réglementaires et l’appui aux manifestations culturelles et artistiques. Il a également mentionné la mise en place d’un système d’information régional sur la culture (SIRC) et l’élaboration d’un mécanisme de promotion des entreprises culturelles. Interrogé sur la présence et la visibilité de la diversité des expressions culturelles en ligne, il a expliqué que la plateforme SIRC allait favoriser la visibilité des contenus culturels mais qu’elle impliquait une responsabilité de la part des pays concernant le partage des informations et des données. Au sujet du coût élevé d’internet dans les pays de l’UEMOA, il a indiqué que plusieurs départements de l’organisation travaillent actuellement  sur cette question.

Présentation de Mr Kone

Il a expliqué que l’Union Africaine ne dispose pas de politique culturelle propre mais qu’elle s’est pourvue d’outils et d’institutions. Parmi ces outils, la Charte de la renaissance culturelle africaine a été adoptée en 2006, et sa ratification est en cours. Komi N’kegbe Foga Tublu a déploré la lenteur du processus de ratification mais annoncé que le quota venait d’être atteint pour que la Charte entre officiellement en vigueur. Il a mentionné par ailleurs L’Agenda 2063, cadre stratégique pour la réalisation de l’objectif de développement inclusif et durable de l’Afrique, qui dispose d’un volet « Patrimoine culturel, arts créatifs et entreprises ». L’Union Africaine a aussi mis en place différents organes et institutions : une division de la culture à Addis-Abeba, le CELHTO à Niamey, l’Académie africaine de langues à Bamako. Le CELHTO a pour objectif principal de contribuer au rayonnement culturel du continent, d’appuyer le développement des industries culturelles en Afrique et d’accompagner les approches de la société civile. Le CELHTO développe plusieurs programmes :

  1. Un programme de numérisation ;
  2. Un programme de collecte ;
  3. Un programme de recherche et de valorisation des résultats ;
  4. Un programme d’appui à la société civile culturelle : renforcement capacités, appui à rencontres culturelles, appui à la mobilité des artistes.

 

Avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), du ministère de la Culture et des Communications du gouvernement du Québec, de la Coalition française pour la diversité culturelle, de la Coalition togolaise pour la diversité culturelle, de la Coalition pour la diversité des expressions culturelles (Canada), du gouvernement du Togo, du gouvernement du Canada, de la Délégation générale du Québec à Dakar, et de la Coalition autrichienne pour la diversité culturelle.

 

 

La mise en œuvre de la Convention de 2005 dans l’espace africain

Le premier panel de la Conférence régionale  « Perspectives panafricaines pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles » (9 et 10 octobre 2019) a porté sur la mise en oeuvre de la Convention de 2005 dans l’espace africain. Il réunissait Michel Saba (CERAV), Marie Isabelle Ba (OIF) et Kodjo Cyriaque Noussouglo (Coalition togolaise pour la diversité culturelle, FICDC).

  • Michel Saba, délégué général du Centre régional pour les arts vivants en Afrique (CERAV), a présenté les organes du CERAV/Afrique et ses différentes missions en lien avec la Convention de 2005.

Près d’une quinzaine d’États africains bénéficient d’un appui du CERAV qui se donne notamment pour objectif d’accompagner la mise en oeuvre de la Convention de 2005. Michel Saba a souligné le rôle essentiel des coalitions nationales dans les processus de ratification (46 États africains ont ratifié la Convention à ce jour) et leur mobilisation dans la mise en oeuvre de politiques favorables à la diversité des expressions culturelles. Au niveau du CERAV, un premier atelier régional sur la Convention de 2005 a été organisé à Niamey en août 2017. L’organisation s’implique aussi dans la production des rapports quadriennaux qui rendent compte de ce qui est fait à l’échelle des pays pour respecter les engagements pris dans le cadre de la Convention. Michel Saba est revenu sur les difficultés rencontrées pour traduire la Convention dans les politiques publiques et sur l’importance de l’expertise de la société civile. Il a plaidé pour une meilleure organisation et davantage de dialogue entre les parties prenantes. Au cours des prochaines années, le CERAV prévoit de développer un centre de ressources sur la Convention de 2005 et de mettre en place une plateforme numérique d’échange entre les organisations de la société civile. Plusieurs événements seront aussi organisés autour de la Convention : célébration de la journée mondiale de la diversité des expressions culturelles, organisation d’ateliers de partage d’expériences, organisation d’un colloque sur la mobilité des artistes.

  • Marie Isabelle Ba, attachée au programme « Politiques linguistiques et stratégies de développement culturel » de la direction « Langue française, culture et diversités » de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) est ensuite revenue sur le rôle de l’OIF dans l’adoption de la Convention de 2005 et dans sa mise en oeuvre aujourd’hui.

Après une présentation des domaines d’intervention et des priorités de l’OIF (mise en place d’échanges, accompagnement des États, structuration de la société civile…), Marie Isabelle Ba a détaillé les sept points de contribution de l’OIF à la mise en oeuvre de la Convention de 2005 dans l’espace africain :

  1. Renforcement des politiques publiques (lancement en 2010 d’un projet pilote d’appui aux politiques et industries culturelles) ;
  2. Mesures de soutien à la création et à l’accès à la culture (réseau mondial des Centres de lecture et d’animation culturelle CLAC) ;
  3. Participation de la société civile ;
  4. Intégration de la culture dans le développement durable ;
  5. Coopération pour le développement (MASA, Prix des 5 continents, Fonds de soutien à la circulation du spectacle vivant et des arts visuels, programmes « En scène ! », « Édition limitée » et « Images », FESPACO à Ouagadougou, Vues d’Afrique à Montréal) ;
  6. Échange, analyse et diffusion de l’information (réalisation d’une cartographie des entreprises et industries culturelles) ;
  7. Concertation et coordination internationales (complémentarité avec les autres acteurs de la coopération internationale : OMPI, UNESCO, Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture, l’UEMOA, ACP).

Interrogée sur les critères de sélection des projets financés par l’OIF, Marie Isabelle Ba a expliqué qu’ils étaient choisis en fonction de leurs objectifs et de leur viabilité. Quatre pays africains ont été aidés en 2010 et quatre autres le sont actuellement.

Présentation de Mme Ba

  • Troisième intervenant du panel, Kodjo Cyriaque Noussouglo, président de la Coalition togolaise pour la diversité culturelle et Vice-président de la FICDC, a présenté les préoccupations de la société civile africaine concernant la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles sur le continent.

Kodjo Cyriaque Noussouglo a débuté son allocution par le constat suivant : malgré le dynamisme et le foisonnement des activités culturelles en Afrique, la majorité des acteurs culturels a l’impression que rien ne se fait. Le secteur culturel est dominé, les mesures de protection et de promotion manquent et il y a d’importants problèmes en termes de ressources économiques et humaines. Appelant à une amélioration rapide de l’environnement juridique et institutionnel, il a expliqué que les fonds sectoriels pour la culture ne règlent pas les problèmes liés aux défis structurels : défi de la décentralisation culturelle, défi du financement, défi du renforcement des capacités, défi de mesure et défi de la sensibilisation aux enjeux de la diversité des expressions culturelles. Kodjo Cyriaque Noussouglo est ensuite revenu sur les différents chapitres de la Convention de 2005. Il a souligné que la Convention reconnait l’importante contribution des artistes et insisté sur le fait que les États doivent respecter leurs engagements, faire en sorte que la diversité des expressions culturelle soit valorisée et protégée et permettre aux artistes de vivre mieux de leur art. Interrogé sur la structuration des industries culturelles en Afrique et sur leur capacité à créer de la richesse, il a confirmé l’existence de secteurs culturels développés et dynamiques, le livre, les arts visuels, la musique, le cinéma, mais a déploré un manque d’investissement dans des politiques innovantes pour soutenir ces industries et leur permettre de participer plus largement à l’économie des pays.*

*Pour des données sur la contribution des secteurs culturels et créatifs à l’économie mondiale par secteur et par région, voir l’étude « Un monde très culturel : Premier panorama mondial de l’économie de la culture et de la création ».

 

Avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), du ministère de la Culture et des Communications du gouvernement du Québec, de la Coalition française pour la diversité culturelle, de la Coalition togolaise pour la diversité culturelle, de la Coalition pour la diversité des expressions culturelles (Canada), du gouvernement du Togo, du gouvernement du Canada, de la Délégation générale du Québec à Dakar, et de la Coalition autrichienne pour la diversité culturelle.

 

 

Prix 2019 de la diversité culturelle

Cette année, la Coalition française pour la diversité culturelle a décidé de mettre à l’honneur le cinéaste et président de la Cinémathèque française Costa-Gavras pour saluer tout particulièrement son engagement permanent en faveur de la protection et de la promotion de la création et de la diversité culturelle.

Elle récompense également l’association Clowns Sans Frontières, pour le soutien apporté à travers le spectacle vivant partout dans le monde à des populations victimes de crises humanitaires ou en situation de grande précarité, en premier lieu les enfants.

LIRE LE COMMUNIQUÉ

6e Congrès de la FICDC : Élection d’un nouveau conseil d’administration et de nouveaux officiers

À l’occasion du 6e congrès de la Fédération internationale des coalitions pour la diversité culturelle (FICDC), les membres de la FICDC ont élu un nouveau conseil d’administration pour les quatre prochaines années. Ces nouveaux élus ont ensuite désigné les nouveaux dirigeants de la FICDC.

Voici la composition du conseil d’administration de la FICDC :

  • Beat Santschi, président
  • Mane Nett, vice-présidente, Amériques
  • Kodjo Cyriaque Noussouglo, vice-président, Afrique
  • Ray Argall, vice-président, Asie-pacifique
  • Mahamadou Adamou, trésorier
  • Guillaume Prieur, secrétaire
  • Holly Aylett, administratrice

La direction de la FICDC est complétée par Nathalie Guay, secrétaire générale.

Lors de l’Assemblée générale, les délégués ont identifié les priorités et discuté des plans d’action pour les années à venir. La FICDC travaillera au cours des trois prochaines années sur les accords de commerce, la diversité des expressions culturelles en ligne, la mobilité des artistes et les données sur la diversité des expressions culturelles. Elle se mobilisera aussi en vue de renouveler l’intérêt pour la Convention de 2005 et continuera de faire un suivi de la Convention en assurant la participation de la société civile.

Le prochain Congrès de la FICDC aura lieu en 2022-2023. Le lieu et la date seront communiqués au cours de l’année 2021.

Appel à candidatures pour le Prix de la diversité culturelle 2019

Depuis 2011, la Coalition française pour la diversité culturelle remet chaque année un prix à une association ou une initiative qui a pour vocation de favoriser l’accès à la culture et de mettre en valeur la diversité culturelle, sous toutes ses formes : musique, théâtre, cirque, cinéma, arts plastiques… Toutes les disciplines sont éligibles.

Le prix est doté de 5.000€.

Le dépôt des candidatures se fait en ligne par le formulaire disponible ICI et ce jusqu’au 21 septembre 2019.

Les candidatures seront examinées par un jury composé d’organisations culturelles membres de la Coalition française et le nom de l’organisation lauréate sera publié sur le site internet de la Coalition à l’automne 2019.

Voir les conditions de participation et les critères d’éligibilité.

Le Parlement européen a dit OUI au droit d’auteur

Les Coalitions européennes pour la diversité culturelle (CEDC) se félicitent vivement de l’adoption de la directive sur le droit d’auteur dans le marché unique numérique par le Parlement européen.

Après des années de débats et de campagnes passionnées, les députés ont adopté hier un texte législatif essentiel qui vise à adapter le droit d’auteur au monde numérique. La directive, lorsqu’elle sera mise en œuvre dans les États membres, garantira que les créateurs, y compris les auteurs, les artistes et les travailleurs de la création, pourront gagner leur vie équitablement grâce à leur travail créatif à l’ère numérique.

Les CEDC remercient les députés européens d’avoir approuvé ce texte qui est si essentiel pour soutenir la diversité culturelle et qui touche au cœur même de la création culturelle de l’UE.

Citation :

Carole Tongue, Présidente des coalitions européennes, déclare :  » Les créateurs pourront bénéficier d’une part plus équitable des énormes revenus de l’Internet et créer ainsi des œuvres plus diversifiées pour nous tous. Nous attendons maintenant avec impatience la mise en œuvre de la directive dans chacun des États membres de l’UE « .

Contact presse International : Laure Gicquel – contact@europeancoalitions.eu

Offre d’emploi : Vidéaste

Projet de réalisation audiovisuelle : Les clauses culturelles dans les accords de commerce

L’organisation :

Organisme sans but lucratif, la Coalition canadienne pour la diversité des expressions culturelles (CDEC) est depuis vingt ans le porte-parole de l’ensemble du milieu culturel du Canada. Sa mission essentielle est de protéger et promouvoir la diversité des expressions culturelles, tant sur le plan national qu’international.

La CDEC regroupe 30 organisations représentant toute la chaîne de la culture, de la création à la diffusion, dans les domaines du cinéma, de la télévision, de la musique, du livre, des nouveaux médias et des arts d’interprétation.

La CDEC intervient principalement pour que les biens et les services culturels soient exclus des négociations commerciales et pour que la diversité des expressions culturelles soit présente dans l’environnement numérique.

La CDEC veille à la mise en œuvre de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles adoptée à l’UNESCO en 2005 et agit pour lui donner pleine force d’application à l’échelle nationale.

A l’échelle internationale, la CDEC assure le secrétariat de la Fédération internationale des coalitions pour la diversité culturelle (FICDC) formée d’une trentaine de coalitions présentes sur les cinq continents.

Le projet :

Le projet consiste à réaliser trois entrevues filmées et une vidéo finale qui, en utilisant les meilleurs extraits des entrevues, doit permettre de sensibiliser la société civile à l’importance des clauses culturelles dans les accords de commerce, et de l’outiller dans ses représentations auprès des gouvernements engagés dans des négociations commerciales.

Format

– Trois entrevues distinctes de 15-20 minutes, chacune servant de base à une vidéo distincte

– Une vidéo principale de 5 min avec des extraits de chaque entrevue

– Sous-titrage en français pour les entrevues en anglais, en anglais pour les entrevues en français

– Conduite de l’entretien = 3 possibilités :

  • par un représentant de la CDEC, format dialogue, deux personnes filmées
  • par un représentant de la CDEC, questions coupées au montage, seule la personne interviewée est filmée
  • par le réalisateur de la vidéo, questions coupées au montage, seule la personne interviewée est filmée

Publics visés

La vidéo finale doit servir aux membres de la FICDC, aux milieux culturels et à la société civile en général, sur tous les continents et dans un nombre élargi de pays, pour sensibiliser la société à la nécessité de protéger la culture dans les accords de libre-échange. Elle doit donner aux associations et organisations culturelles des outils et des arguments pour interpeller leurs gouvernements afin qu’ils tiennent compte de l’importance de protéger la culture nationale, locale, lors de la négociation des accords de libre-échange.

Lieux des entrevues

À Montréal, et possiblement Québec et Ottawa, selon les disponibilités des intervenants.

Calendrier

– Candidature jusqu’au 15 mars

– Rencontre avec l’équipe de la CDEC

– Réalisation des trois entretiens entre le 18 et le 28 mars

– Montage du 28 mars au 15 avril

– Première version rendue le 15 avril

– Version finale le 18 avril

Rémunération

A définir avec l’équipe de la CDEC en fonction du budget alloué au projet.

La réalisation fera l’objet d’un contrat de production audiovisuelle (cession de droits d’auteur) entre le réalisateur et la CDEC.

La CDEC fera un usage non commercial des vidéos.

Diffusion

Les vidéos seront diffusées en ligne sur l’ensemble des réseaux de la CDEC et de la FICDC. Les modalités de la diffusion seront précisées dans le contrat de production.

Postuler :

Candidature jusqu’au 15 mars

Envoyer un CV et des exemples de réalisations à l’adresse suivante :

cdedianous@cdc-ccd.org