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Convention 2005 de l’UNESCO sur la diversité des expressions culturelles : un outil pour le secteur culturel latino-américain

La Fédération internationale des coalitions pour la diversité des expressions culturelles organise une formation* en Amérique latine sur la Convention de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.

*La formation aura lieu en espagnol.

La Fédération internationale des coalitions pour la diversité culturelle (FICDC), la Commission allemande pour l’UNESCO, l’organisation Creatividad y Cultura Glocal, le réseau U40 et les coalitions chilienne et paraguayenne pour la diversité culturelle

INVITENT

Artistes, créateurs, producteurs indépendants, distributeurs, diffuseurs et éditeurs dans les secteurs du livre, du cinéma, de la télévision, de la musique, des arts du spectacle et des arts visuels, professionnels de la culture des secteurs public et privé et organisations de la société civile en Amérique latine à participer au programme de formation en espagnol

« Convention 2005 de l’UNESCO pour la diversité des expressions culturelles : un outil pour le secteur culturel latino-américain »

du 6 au 28 novembre 2020.

Le programme vise à mobiliser les réseaux culturels en Amérique latine et à atteindre les personnes qui font déjà le travail de la Convention 2005 de l’UNESCO dans leur région mais qui ne le savent peut-être pas. L’objectif est de leur donner des possibilités d’étendre leurs réseaux aux niveaux national et régional, de leur faire mieux comprendre les outils dont ils disposent pour défendre et promouvoir les expressions culturelles latino-américaines et leur diversité, d’accroître la visibilité et la portée de la FICDC en Amérique latine et de rapprocher la Convention des professionnels des secteurs public, privé ou de la société civile qui travaillent déjà ou veulent travailler dans le secteur culturel.

INSCRIPTION ET SÉLECTION :

– Le programme est gratuit et le nombre de places est limité.
– Vous pouvez vous inscrire en ligne: https://bit.ly/3cPYT0W
– La date limite de réception des demandes est fixée au 23 octobre 2020
– Les participants sélectionnés seront informés par courrier électronique le 30 octobre.

FORMAT DU PROGRAMME :

Cette formation en ligne comprend huit sessions au mois de novembre. La durée de chaque session est de 2 heures, soit un total de 16 heures pour le programme. 

PROGRAMME ET MODALITÉS

PAGE DE L’ÉVÉNEMENT EN ESPAGNOL

La diversité des expressions culturelles en Amérique latine : défis actuels et futurs

La FICDC organise une conférence virtuelle régionale* le 20 octobre de 11h à 12h30 (UTC-3) sur les défis actuels et futurs pour la diversité des expressions culturelles en Amérique Latine. 

Cette conférence est organisée dans le cadre de ResiliArt, un mouvement mondial initié par l’UNESCO, qui vise à renforcer la résilience des artistes et des professionnels de la culture face aux énormes défis posés par la crise sanitaire actuelle.

*La conférence aura lieu en espagnol.

La FICDC souhaite profite du 15e anniversaire de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de 2005 et de la Journée de la diversité culturelle au Chili pour sensibiliser, informer et mobiliser la société civile latino-américaine autour de la Convention.

La pandémie de coronavirus a eu un impact important sur les milieux culturels latino-américains. Les mesures de confinement liées à la pandémie ont gravement limité les capacités de création, de production et de distribution des expressions culturelles dans la région. Aujourd’hui, certains pays d’Amérique latine continuent de faire face à une situation sanitaire très instable, tandis que d’autres entament un processus de relance, qui promet d’être long et difficile pour la communauté créative. La crise a exacerbé les inégalités dans l’accès aux biens et services culturels. Elle a considérablement affaibli la situation professionnelle, sociale et économique de nombreux artistes et professionnels de la culture et a gravement affecté les écosystèmes culturels déjà fragiles des pays de la région. La crise a également entraîné des abus et des violations des droits culturels. Elle a finalement créé une situation très paradoxale : alors que les créateurs et les professionnels du secteur se sont retrouvés dans une situation économique dramatique, les géants du Web ont tiré d’énormes profits de la diffusion de contenus culturels en ligne.

L’objectif de la conférence est de présenter la Convention de 2005, ses clauses, ses principes, sa pertinence dans le contexte actuel de crise et les moyens de l’utiliser pour relever les défis auxquels sont confrontées les organisations culturelles de la région. La conférence s’adresse aux artistes, créateurs, professionnels de la culture et organisations de la société civile et devrait leur permettre de mieux connaître les outils dont ils disposent pour défendre et promouvoir les expressions culturelles latino-américaines. Elle vise également à stimuler la mobilisation au niveau local et régional, dans le cadre de réseaux existants tels que la FICDC, par la formation de coalitions nationales.

CONSULTER LE PROGRAMME (en espagnol)

6e Congrès de la FICDC : Retour sur la conférence régionale

Le 6ème Congrès de la FICDC s’est tenu à Lomé, au Togo, du 9 au 11 octobre 2019. Décliné en une conférence panafricaine et une assemblée générale de la Fédération internationale des coalitions pour la diversité culturelle (FICDC), il a rassemblé pendant trois jours 85 participants venus de 28 pays dont 16 pays africains.

Le coup d’envoi du congrès a été donné le 9 octobre par Kodjo Cyriaque Noussouglo, président de la Coalition togolaise pour la diversité culturelle et vice-président de la Fédération internationale des coalitions pour la diversité culturelle (FICDC), qui a ouvert la conférence régionale « Perspectives panafricaines pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles ». Éric Adja, directeur du Bureau régional de l’Afrique de l’Ouest (BRAO) de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), et Donikpo Kone, chargé des affaires culturelles à la Direction de la culture de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), ont ensuite fait une allocution avant de laisser la parole à Philippe Alarie, attaché aux affaires éducatives et culturelles à la Délégation générale du Québec à Dakar, qui a clos l’ouverture protocolaire du congrès par un mot de bienvenue aux participants.

Les premiers panels de la conférence ont été animés par Kangni Alemdjrodo, écrivain, professeur d’université et représentant du Chef de l’État togolais au Conseil permanent de la Francophonie (CPF), qui a notamment interpellé les représentants des différentes institutions sur leurs programmes en faveur de la diversité des expressions culturelles. Le deuxième jour de la conférence a été ouvert par le ministre de la culture, du tourisme et des loisirs du Togo, Mr Kossivi Egbetonyo, qui a réaffirmé le soutien du gouvernement togolais à l’organisation du Congrès.

Les conférenciers ont présenté leurs actions et discuté des enjeux panafricains et internationaux dans le cadre de sept panels qui ont fait chacun l’objet d’un compte-rendu consultable en ligne :

 

Avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), du ministère de la Culture et des Communications du gouvernement du Québec, de la Coalition française pour la diversité culturelle, de la Coalition togolaise pour la diversité culturelle, de la Coalition pour la diversité des expressions culturelles (Canada), du gouvernement du Togo, du gouvernement du Canada, de la Délégation générale du Québec à Dakar, et de la Coalition autrichienne pour la diversité culturelle.

 

 

Bourses de participation au Congrès : appel à candidatures

La Fédération internationale des coalitions pour la diversité culturelle (FICDC) offre un nombre limité de bourses de participation au congrès de la FICDC.

Deux catégories de bourses sont proposées :

  • Une bourse de participation à la conférence régionale (9 et 10 octobre);
  • Une bourse de participation à la conférence régionale et à l’assemblée générale de la FICDC (9, 10 et 11 octobre) réservée aux membres de la FICDC dont l’adhésion est en règle.

CRITÈRES D’ADMISSIBILITÉ (POUR LES BOURSES SEULEMENT)

  • Être membre d’une coalition nationale pour la diversité culturelle (toutes régions du monde);
  • Être représentant d’une organisation ayant adhéré à la Fédération à titre de membre associé (les nouvelles adhésions en prévision du congrès seront considérées) (toutes régions du monde);
  • Être observateur représentant une organisation de professionnels de la culture en Afrique;
  • Comprendre le français ou l’anglais, les deux langues du congrès, ou avoir la possibilité d’être accompagné d’un interprète. Le secrétariat tentera, dans la mesure du possible, d’aider des participants à entrer en contact avec des interprètes locaux, mais ne pourra pas prendre en charge les frais.

DOSSIER DE CANDIDATURE

  • Un curriculum vitae;
  • Une lettre de motivation de deux pages avec les éléments suivants :
    • Vos expériences professionnelles les plus pertinentes;
    • Votre action au sein de la coalition nationale pour la diversité culturelle et/ou du milieu associatif de la culture;
    • Ce qui motive votre participation au congrès de la FICDC (pertinence par rapport à votre activité, perspectives d’action à l’issue du congrès);
  • Un court dossier présentant l’organisation représentée et résumant ses activités. L’objectif de démontrer que l’organisation déploie une action, même modeste, dans le secteur culturel (courte description des activités de l’organisation, rapport d’activité récent, publications, liens vers le site web, page Facebook ou autre réseaux sociaux, programmes ou parutions liées à un événement organisé, etc.). Pour les observateurs, tout autre document attestant de votre implication en faveur de la diversité des expressions culturelle;
  • Lettre d’appui de la coalition nationale pour la diversité culturelle ou de l’association professionnelle représentée.

INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES

  • Possession ou possibilité d’obtenir un visa valide pour le Togo : notez que toutes les dépenses avancées pour l’obtention d’un visa doivent être approuvés au préalable par le secrétariat, sans quoi ils ne pourront être remboursés. Dans tous les cas, une pièce justificative devra être présentée pour obtenir le remboursement de toutes les dépenses avancées;
  • Si une lettre d’invitation est nécessaire, le mentionner.

CRITÈRES DE SÉLECTION

  • Diversité de provenance géographique;
  • Diversité de genre;
  • Expérience et ancrage de la personne candidate;
  • Mission et réalisation de l’organisation représentée;
  • Diversité entre les générations.

SOUTIEN FINANCIER OFFERT

  • Coût du transport international
  • Hébergement
  • Per Diem pour la durée du séjour
  • Coût du visa

* Selon les dates prévues dans chaque catégorie de bourse.

** Le prolongement des dates de voyage sera possible, mais les frais de séjour au-delà de l’activité seront à la charge du participant.

DATE LIMITE POUR SOUMETTRE VOTRE CANDIDATURE

Mardi 18 juin 2019 à minuit, heure de Montréal

Les candidatures sont à envoyer en français, anglais ou espagnol, les trois langues parlées par le secrétariat de la FICDC, par courriel à l’adresse coalition@cdc-ccd.org

Objet du courriel : Candidature FICDC congrès de Montréal + nom de votre organisation.

POUR INFORMATION

Céline de Dianous : cdedianous@cdc-ccd.org

Avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie et de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA).

Présentation du 6e Congrès de la FICDC

Le 6e Congrès de la FICDC à Lomé, Togo, se déclinera en une conférence panafricaine ainsi qu’une assemblée générale de la Fédération internationale des coalitions pour la diversité culturelle.

Ce congrès permettra :

  • D’offrir aux associations culturelles africaines un forum d’analyse, de prospective, de dialogue et de proposition pour l’élaboration et la mise en œuvre de politiques culturelles;
  • De faire connaître la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, le rôle des principales organisations internationales actives, comme l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), les enjeux actuels pour la mise en œuvre de la Convention, ainsi que certaines innovations émanant de la société civile;
  • D’accroître la participation de la société civile africaine à la mise en œuvre de la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles;
  • De favoriser la participation de la société civile africaine à la FICDC et de contribuer ainsi à une meilleure prise en compte de la réalité plurielle de la diversité des expressions culturelles à l’échelle mondiale, ainsi qu’à une meilleure représentativité de la FICDC;
  • De renouveler le conseil d’administration de la FICDC et d’établir les grandes orientations de l’organisation pour la période 2019-2023.

Conférence régionale : Perspectives panafricaines pour des politiques qui protègent et promeuvent la diversité des expressions culturelles

La consultation avec les membres africains de la FICDC a permis d’identifier l’objectif principal de cette conférence, qui sera d’appuyer le rôle des organisations de la société civile du continent africain pour la mise en œuvre de la Convention de 2005, dont l’une des conditions principales est l’adoption de politiques culturelles.

La conférence s’intéressera à la mise en œuvre de la Convention dans l’espace africain, aux avancées concernant les politiques culturelles, soit au niveau national ou régional, aux enjeux émergents de la diversité des expressions culturelles, aux innovations mises en œuvre pour affronter les défis actuels et futurs, et au rôle de la société civile.

Cette conférence d’une durée d’une journée et demie sera suivie par l’assemblée générale de la FICDC, ce qui offrira la possibilité d’une table-ronde avec des représentants Africains et non-Africains permettant de faire ressortir les meilleures pratiques en termes d’élaboration de politiques publiques. Une cinquantaine de participants et d’invités sont attendus pour cette conférence.

CONSULTER LE PROGRAMME

Assemblée générale de la FICDC

Cette activité sera ouverte aux membres réguliers ou associés de la FICDC. Comme plusieurs discussions d’orientation ont eu lieu au congrès de Montréal, il s’agira de confirmer ces orientations, d’aborder les actions à court terme, les enjeux administratifs et de renouveler le CA de la FICDC. L’assemblée se déroulera sur deux demi-journées et devrait rassembler environ 30 personnes.

Avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), du ministère de la Culture et des Communications du gouvernement du Québec, de la Coalition française pour la diversité culturelle, de la Coalition togolaise pour la diversité culturelle, de la Coalition pour la diversité des expressions culturelles (Canada), du gouvernement du Togo, du gouvernement du Canada, de la Délégation générale du Québec à Dakar, et de la Coalition autrichienne pour la diversité culturelle.

Devenez membre de la FICDC et participez à son prochain Congrès

Si vous êtes membre d’une organisation culturelle, vous pouvez rejoindre la FICDC en tant que membre associé. Vous pouvez aussi vous regrouper avec d’autres organisations pour former une coalition nationale. Chaque personne peut également apporter son soutien individuel à la cause que nous défendons.

Le prochain Congrès de la FICDC aura lieu du 9 au 11 octobre 2019 à Lomé, au Togo. Le congrès donnera lieu à une rencontre régionale pour appuyer la concertation entre les acteurs culturels à l’échelle africaine et pour que soient mises en place des actions qui répondent aux défis du continent. Nous invitons tous les acteurs de la culture à y participer.

Envoyez nous un courriel si vous souhaitez devenir membre et participer au Congrès :
coalition@cdc-ccd.org

EN SAVOIR PLUS

5ème Congrès de la FICDC

La FICDC s’est réunie à Montréal pour son cinquième congrès international, les 26 et 27 octobre 2018.

Fondée le 19 septembre 2007 à Séville, en Espagne, la FICDC est la voix des professionnels de la culture à travers le monde. Ses coalitions membres représentent les créateurs, les artistes, les producteurs indépendants, les distributeurs, les radiodiffuseurs et les éditeurs dans les secteurs du livre, du cinéma, de la télévision, de la musique, du spectacle vivant et des arts visuels.

Depuis sa fondation à Séville, la Fédération a réuni son congrès international à Salvador de Bahia (Brésil) en 2009, Bratislava (Slovaquie) en 2012, Mons (Belgique) en 2015. Cette année, c’est le Canada qui a accueilli l’événement réunissant dix-huit délégués sur place et quatre à distance. Dix-neuf pays étaient représentés : Cameroun, Gabon, Mali, Niger, Ouganda, Sénégal, Tchad, Togo (Afrique), Argentine, Canada, Chili, Mexique, Paraguay (Amériques), Australie (Asie-Pacifique), Belgique, France, Royaume-Uni, Slovaquie, Suisse (Europe).

Ce qu’il faut retenir du Congrès de Montréal

La FICDC avait connu un ralentissement de son activité depuis le Congrès de Mons en 2015, son secrétariat ayant été vacant pendant presque deux ans. Organisé pour relancer les travaux de la FICDC, le Congrès de Montréal a permis de dégager de nombreuses pistes de réflexions et axes de travail pour les années à venir.

Au cours de la première journée, les membres de la FICDC ont évoqué la composition de l’organisation, ses moyens d’action, les possibilités de soutien aux coalitions nationales et leur nécessaire remobilisation au niveau régional autour d’actions ciblées. Ils ont aussi exprimé leur souhait de rebâtir la relation avec le secrétariat de l’Unesco et de s’investir dans les activités entourant la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.

Lors d’un tour de table, chacun a présenté les enjeux de la diversité culturelle dans son pays, les évolutions depuis la ratification de la Convention de l’Unesco, les avancées, les blocages, et la situation actuelle de chaque coalition.

L’Amérique du Sud, particulièrement mobilisée au moment de l’adoption de la Convention, a connu des changements politiques qui ont marqué le secteur culturel et affaibli les coalitions en place au cours des dernières années. Le manque de ressources complique la coordination entre les organisations de la société civile dans le domaine de la culture. Néanmoins, les membres de la FICDC saisissent chacune des opportunités qui se présentent pour participer aux révisions des lois, ou pour instaurer, comme au Chili, une journée nationale de la diversité culturelle.

En Afrique, la situation est aussi très liée au contexte politique de chaque pays. Pour plusieurs, l’enjeu est de dépolitiser la culture. Il y a un manque de moyens dans la région mais aussi un problème de gestion des fonds, qui ne sont pas toujours alloués à bon escient. Les échanges ont aussi permis de constater que la Convention est largement méconnue dans la plupart des pays et que les gouvernements doivent être sensibilisés à l’importance des clauses d’exemption culturelle dans les traités de commerce.

La situation de l’Asie-Pacifique, faiblement représentée lors de ce congrès, a permis d’exposer la problématique liée aux régimes autoritaires et aux enjeux de liberté d’expression qui touchent de nombreux artistes. L’enjeu territorial et linguistique rend l’action commune difficile mais plusieurs organisations maintiennent un dynamisme   et une activité certaine dans leur pays.

En Europe, l’accent est mis sur un renforcement des coalitions nationales pour une meilleure action en réseau. Comme au Canada, le développement du numérique et son impact sur la culture sont au cœur des préoccupations. Les coalitions se mobilisent aussi pour la reconnaissance de la spécificité des biens et services culturels dans les accords de commerce.

Un dialogue avec des représentants des  gouvernements du Québec et du Canada

Le congrès s’est poursuivi en présence de représentants des gouvernements canadien et québécois, venus rencontrer les membres de la FICDC.

Le gouvernement du Québec a identifié trois grandes priorités concernant la diversité des expressions culturelles : la mise en œuvre de la Convention de l’UNESCO dans le cadre du numérique, les enjeux du commerce international,  et la coopération internationale, notamment via le Fonds international pour la diversité culturelle (FICD) de l’UNESCO.

La présence de représentants du gouvernement canadien a ouvert une discussion sur le maintien de l’exemption culturelle dans le nouvel accord de libre-échange États-Unis-Mexique-Canada. La déclaration France-Canada sur la diversité culturelle et l’espace numérique a aussi été évoquée.

L’échange a permis de souligner que l’appui des gouvernements à la CDEC et au travail de la FICDC est précieux et extrêmement bénéfique pour l’ensemble des organisations à travers le monde, et devrait être un exemple à être suivi dans les autres pays.

Enfin, cet échange a aussi été l’occasion de discuter de la mobilité des artistes et des moyens à mettre en œuvre pour améliorer leur circulation.

Le travail avec les milieux de la recherche

Des chercheurs ont été invités à se joindre aux délégués pour alimenter leur réflexion au cours de la deuxième journée du congrès. Véronique Guèvremont, de la Chaire Unesco sur la diversité des expressions culturelles, a présenté l’Étude sur la coopération internationale avec les pays africains francophones en vue de mettre en œuvre la Convention sur la diversité des expressions culturelles dans l’environnement numérique, commandée par le Ministère de la Culture et des Communications du Québec et menée dans cinq pays d’Afrique : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali et Sénégal.

Destiny Tchéhouali, chercheur au Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation (CEIM – Université du Québec à Montréal) a ensuite abordé ses travaux avec l’Organisation Internationale de la Francophonie, en lien avec la gouvernance internationale d’Internet et la diversité des expressions culturelles à l’ère numérique.

La discussion s’est poursuivie sur l’importance d’une collaboration avec les chercheurs, notamment sur le partage de l’information (données statistiques, rapports nationaux) et les ponts à établir entre la FICDC et les différentes chaires de l’UNESCO, le milieu universitaire et des réseaux comme le Réseau international de juristes pour la diversité des expressions culturelles.

Les membres de la FICDC ont ensuite synthétisé leurs priorités et défini plusieurs axes de travail et projets pour l’année 2018-2019.

Le Congrès s’est clos par l’élection du conseil d’administration qui a maintenu les instances actuelles pour mieux préparer l’avenir. Le prochain Congrès de la FICDC se tiendra dans un pays africain à l’automne 2019.